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Guide sur la capacité d’être partie à une instance civile et le changement de partie

Basé sur 105 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.

Pour intenter une action ou y répondre, il faut déterminer qui peut être partie à une instance et, lorsqu’il est difficile pour un groupement ou un mineur d’agir directement, qui peut conduire la procédure. Rectifier la désignation d’une partie n’est pas la même chose que la remplacer par une nouvelle partie ; l’identité des parties et la procédure applicable varient selon la nature du groupement et de l’instance.

En un coup d’œil

Parties concernées → Association ou fondation → Société civile ou groupement → Mineur ou personne sans capacité d’ester → ① Une action civile est envisagée Qui peut être partie et conduire l’instance ? → Association ou fondation sans personnalité morale avec représentant ou administrateur ? → Oui · article 52 du Code de procédure civile → Non → Société civile ou biens détenus collectivement ? → Oui → Organisation autonome ou groupement doté d’une existence propre et d’un représentant ? → La capacité dépend de la structure et de la représentation → Société civile: associés en principe Biens collectifs: groupement ou tous ses membres → Vérifier → Distinguer → Contrôler → Vérifier le représentant Mineur: représentant légal, sauf action en paiement du salaire → Rectification: même partie Remplacement: nouvelle partie → Biens collectifs: groupement ou tous les membres Dépôt bancaire conjoint…

Points clés

  • Une association ou une fondation qui n’est pas une personne morale peut également être partie à une instance sous son propre nom si elle dispose d’un représentant ou d’un administrateur (Code de procédure civile, article 52 (민사소송법 제52조)).
  • En principe, une société civile au sens du Code civil n’a pas la capacité d’être partie à une instance ; tous les associés doivent donc agir en justice ou une autre modalité, telle que la désignation d’un représentant commun, doit être utilisée.
  • En principe, une action portant sur des biens détenus en propriété collective par une association non constituée en personne morale, telle qu’une association de clan, doit être intentée au nom du groupement ou avec tous ses membres comme parties.
  • La rectification de la désignation d’une partie permet de corriger cette désignation tout en maintenant l’identité de la partie ; elle se distingue du remplacement d’une partie, qui substitue une autre personne ou un autre groupement à la partie initiale.
  • La partie ne se détermine pas uniquement à partir du nom inscrit dans la demande en justice ; il est possible d’identifier la véritable partie en examinant l’ensemble de cette demande, notamment son objet et ses motifs.
  • En principe, les mineurs et les personnes dépourvues de la capacité d’ester en justice agissent par l’intermédiaire d’un représentant légal. Toutefois, un mineur peut intenter lui-même une action en paiement de son salaire.
  • Une demande de restitution d’un dépôt bancaire détenu sous des noms conjoints ne constitue pas nécessairement une litisconsorité nécessaire. Il faut toutefois examiner séparément, au regard des conditions de l’action, la question de savoir si l’accord de dépôt exige une demande conjointe pour que la banque restitue les fonds.
  • Même si la qualité du représentant est affectée d’un vice, les actes de procédure antérieurs peuvent devenir rétroactivement valables si un représentant régulièrement habilité ou un représentant spécial les ratifie.

Questions fréquentes

Q. Si l’élection du président du conseil des représentants des occupants est irrégulière, le conseil ne peut-il pas non plus être partie à une instance ?

Si le conseil des représentants des occupants précédent a été constitué légalement, le fait que l’élection du président ou des représentants d’immeuble qui lui succèdent soit irrégulière ne prive pas immédiatement le groupement lui-même de la capacité d’être partie à une instance. Dans ce cas, le conseil des représentants des occupants composé de ses membres précédents peut avoir cette capacité.

Cas 1, Cas 11

Q. Peut-on intenter une action en remboursement d’une somme au nom d’une société civile au sens du Code civil ?

En principe, une société civile au sens du Code civil ne peut pas être partie à une instance. Tous les associés doivent être parties, ou bien les associés doivent conduire l’instance selon les modalités présentées dans le cas, par exemple en désignant un représentant commun. Toutefois, même si elle porte le nom de société civile, l’appréciation peut être différente si elle possède les caractéristiques d’une association non constituée en personne morale, notamment une organisation et un processus décisionnel autonomes.

Cas 4, Cas 11

Q. En cas de litige concernant les biens d’une association de clan, son représentant peut-il intenter une action en son nom personnel ?

Les biens d’une association de clan étant détenus en propriété collective, son représentant ne peut pas intenter une action en son nom personnel. L’association de clan doit agir en justice sous son propre nom, ou tous ses membres doivent être parties à l’instance. Il convient également de vérifier que l’association constitue bien un groupement doté d’une existence propre et d’un représentant.

Cas 6, Cas 9, Cas 13

Q. En cours d’instance, peut-on remplacer le représentant agissant à titre personnel par l’association de clan comme demandeur ?

La personne physique et l’association de clan étant des parties distinctes, remplacer la personne physique par l’association de clan comme demandeur ne peut pas être considéré comme une simple rectification de la désignation d’une partie. Dans le cas examiné, l’identité des parties n’ayant pas été reconnue, la rectification de la désignation n’a pas été admise ; il a été indiqué qu’il était possible de se désister de l’action et que le groupement en intente une nouvelle.

Cas 9, Cas 16

Q. Si une action a été intentée contre une personne déjà décédée, peut-on remplacer celle-ci par son héritier ?

Si l’examen de l’ensemble du contenu de la demande en justice et des circonstances dans lesquelles l’action a été intentée montre que le véritable défendeur était dès le départ l’héritier et que seul son nom a été indiqué à tort, une rectification de la désignation de la partie peut être admise. Toutefois, la personne décédée et son héritier ne deviennent pas automatiquement une seule et même partie ; il est donc important de déterminer qui est réellement la partie à l’instance.

Cas 17, Cas 19

Q. Un mineur peut-il intenter seul une action en justice ou être poursuivi en justice ?

En principe, un mineur agit en justice par l’intermédiaire de son représentant légal et, lorsqu’une action est intentée contre un mineur, la procédure doit également être menée par l’intermédiaire d’un représentant légal désigné à cette fin. Toutefois, un mineur peut intenter seul une action en paiement du salaire dû pour son propre travail. S’il n’a pas de représentant légal ou si celui-ci ne peut exercer ses pouvoirs de représentation, la désignation d’un représentant spécial peut être demandée.

Cas 15, Cas 24

Q. Pour un dépôt bancaire détenu sous des noms conjoints, tous les titulaires doivent-ils agir ensemble en justice ?

Une demande de restitution d’un dépôt bancaire détenu sous des noms conjoints ne constitue pas nécessairement une litisconsorité nécessaire. La réponse peut dépendre de la nature de la créance de dépôt et des accords conclus, notamment selon que le dépôt correspond à des fonds commerciaux ou qu’il a été effectué sous des noms conjoints à une fin déterminée. Toutefois, si les cotitulaires ont convenu de demander ensemble la restitution, ils peuvent devoir respecter cette procédure pour obtenir les fonds auprès de la banque.

Cas 2

Q. Si la qualité du représentant d’un groupement est remise en cause, faut-il recommencer l’instance en cours depuis le début ?

Même si la qualité du représentant est affectée d’un vice, les actes de procédure accomplis antérieurement peuvent produire effet rétroactivement si un nouveau représentant ou un représentant spécial les ratifie. La jurisprudence a également admis que, lorsqu’un représentant légal est régulièrement élu après la désignation d’un représentant spécial, ce nouveau représentant peut valablement accomplir des actes de procédure même avant la décision mettant fin aux fonctions du représentant spécial.

Cas 8

Q. Une instance dans laquelle une société ayant demandé l’ouverture d’une procédure de redressement est défenderesse est-elle immédiatement suspendue ?

Le simple fait qu’une mesure de conservation des biens ait été ordonnée ou qu’un administrateur provisoire ait été désigné à la suite d’une demande d’ouverture d’une procédure de redressement ne suspend pas automatiquement l’instance. Il faut vérifier si le tribunal a ordonné la suspension de la procédure. Dans les actions concernant les biens de la société, l’administrateur provisoire ou, après l’ouverture de la procédure de redressement, l’administrateur peut devenir partie à l’instance ; la reprise de l’instance peut donc se poser.

Cas 5

Textes applicables

  • Code de procédure civile, article 51 (민사소송법 제51조)
  • Code de procédure civile, article 52 (민사소송법 제52조)
  • Code de procédure civile, article 55 (민사소송법 제55조)
  • Code de procédure civile, article 62 (민사소송법 제62조)
  • Code de procédure civile, article 64 (민사소송법 제64조)
  • Code de procédure civile, article 87 (민사소송법 제87조)
  • Code de procédure civile, article 88 (민사소송법 제88조)
  • Code de procédure civile, article 144 (민사소송법 제144조)
  • Code de procédure civile, article 260 (민사소송법 제260조)
  • Code de procédure civile, article 261 (민사소송법 제261조)
  • Règlement de procédure civile, article 15 (민사소송규칙 제15조)
  • Règlement relatif à la compétence matérielle en matière civile et familiale, article 2 (민사및가사소송의사물관할에관한규칙 제2조)
  • Code civil, article 276 (민법 제276조)
  • Code civil, article 691 (민법 제691조)
  • Code civil, article 709 (민법 제709조)

Points de vigilance

  • La rectification de la désignation d’une partie et le remplacement d’une partie sont deux choses différentes. La rectification exige que l’identité de la partie soit maintenue ; elle peut donc être refusée lorsque le changement modifie la partie, par exemple en remplaçant une personne physique par un groupement.
  • Pour intenter une action au nom d’un groupement, il faut vérifier qu’il présente les caractéristiques d’une association non constituée en personne morale, qu’il dispose d’un représentant ou d’un administrateur et que les formalités nécessaires à l’instance ont été respectées.
  • La désignation d’un représentant spécial doit être examinée au regard des circonstances prévues par la loi, notamment l’absence d’un représentant légal ou l’impossibilité pour celui-ci d’exercer ses pouvoirs de représentation, ainsi que du risque de préjudice résultant d’un retard de la procédure.
  • Pour les dépôts bancaires détenus sous des noms conjoints, la question de savoir si l’action constitue une litisconsorité nécessaire et celle de savoir si un accord imposant une demande conjointe doit être respecté pour obtenir la restitution des fonds auprès de la banque peuvent être distinctes.

Cas sources

Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).

  1. 회장선거가 부적법하여 효력이 없는 경우, 입주자대표회의의 당사자능력이 소멸하는지
  2. 은행을 상대로 한 공동명의예금반환청구소송이 필수적 공동소송인지
  3. 2억원 초과 약속어음금청구사건에서 처가 소송대리 할 수 있는지
  4. 민법상 조합이 소송 제기 시 당사자능력과 소송수행방법
  5. 소송진행 중 피고회사가 회생절차개시 신청된 경우
  6. 종중재산에 관한 소송당사자로 종중이 될 수 있는지
  7. 피공탁자가 공탁금출급청구권의 확인을 구할 필요 있는지
  8. 특별대리인의 추인
  9. 종중대표자 명의로 소제기 후 종중으로 당사자변경이 가능한지
  10. 매도인 사망으로 그 장남이 단독상속 시 소유권이전등기청구의 상대방
  11. 입주자대표회의가 소송절차에서 당사자능력이 인정되는지
  12. 종중의 실체에 대한 기본적 동일성이 유지되고 있는 경우, 당사자변경에 해당하는지
  13. 고유한 의미의 종중에 해당하지 않지만 단체성이 인정되는 경우
  14. 선정당사자와 변호사 사이에 선정자들의 위임없는 부제소합의
  15. 미성년자를 상대로 한 소의 제기방법
  16. 자연부락원이 제기한 소(訴)의 당사자를 부락명의로 정정할 수 있는지
  17. 사망자를 상대로 한 표시정정
  18. 소송제기 당시에는 자연발생적으로 형성된 ‘고유의미의 종중’임을 주장하였다가, 소송 진행 중 특정지역 거주자나 특정 범위 ...
  19. 법원이 당사자를 직권으로 확정하여야 하는지
  20. 소송대리인인 변호사의 심급대리
  21. 소제기 시 법인대표자 개인으로 하였던 피고를 법인으로 변경 가능한지
  22. 피성년후견인에 대한 특별대리인선임
  23. 변론금지의재판과 소송무능력자
  24. 미성년자 단독으로 임금청구소송을 할 수 있는지
  25. 몰수형이 선고되지 않은 압수물에 대한 반환청구권

Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).