Guide sur le recours constitutionnel prévu à l’article 68, paragraphe 2, de la Loi sur la Cour constitutionnelle
Basé sur 103 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.
Lorsqu’une disposition législative applicable à un procès est considérée comme contraire à la Constitution, il est possible d’examiner la procédure consistant à demander au tribunal, au cours du procès, de saisir la Cour constitutionnelle d’une question de constitutionnalité de la loi, puis, si cette demande est rejetée, à former un recours constitutionnel devant la Cour constitutionnelle. Celle-ci examine notamment s’il y a atteinte aux droits fondamentaux et peut conclure que la disposition est conforme à la Constitution, inconstitutionnelle ou non conforme à la Constitution.
En un coup d’œil

Points clés
- Si la constitutionnalité d’une disposition législative applicable à une affaire en cours est en cause, les exemples présentent la démarche consistant à demander d’abord au tribunal chargé de cette affaire de saisir la Cour constitutionnelle (affaire 3).
- Certains exemples envisagent de former un recours constitutionnel après le rejet par le tribunal de la demande de saisine. Il faut toutefois satisfaire aux conditions de recevabilité et respecter la procédure ; le rejet ne garantit donc pas, à lui seul, l’issue du recours (affaire 3).
- La seule allégation d’inconstitutionnalité ne détermine pas si une disposition l’est. La Cour constitutionnelle examine les droits fondamentaux en cause — notamment le droit de propriété, le droit à l’égalité, la liberté professionnelle et le droit d’accès à la justice — ainsi que l’objectif législatif et l’adéquation des moyens employés (affaires 1, 9 et 15).
- Dans les domaines où le législateur dispose d’une marge d’appréciation en matière de politique publique, plusieurs exemples montrent que la disposition a été jugée conforme à la Constitution, dans le respect de cette marge (affaires 2, 16 et 18).
- À l’inverse, certains exemples concluent qu’une disposition législative porte atteinte à la liberté contractuelle en enfreignant le principe de proportionnalité, ou qu’elle constitue une discrimination dépourvue de raison légitime (affaires 11 et 24).
- Même lorsqu’elle estime qu’une disposition est inconstitutionnelle, la Cour constitutionnelle peut rendre une décision de non-conformité à la Constitution plutôt que de la priver immédiatement d’effet. Dans ce cas, la disposition peut continuer à s’appliquer provisoirement jusqu’à la modification de la loi (affaire 24).
- La question de la constitutionnalité dépend de la disposition concernée et des circonstances de l’affaire. Même en matière de restriction du droit de propriété, la conclusion peut varier selon l’appréciation de l’intérêt public et de l’ampleur de la restriction (affaires 1, 21 et 22).
- Certaines dispositions législatives mentionnées dans les exemples ont depuis été supprimées ou modifiées. Pour une affaire actuelle, il convient donc de vérifier le contenu et la version de la loi applicables à l’époque pertinente (affaires 11 et 19).
Questions fréquentes
Q. Si, au cours d’un procès, je pense qu’une loi est inconstitutionnelle, puis-je former immédiatement un recours constitutionnel ?
Dans les exemples, la procédure décrite consiste d’abord à demander au tribunal chargé de l’affaire de saisir la Cour constitutionnelle d’une question de constitutionnalité de la disposition législative concernée, puis, si le tribunal rejette cette demande, à envisager de former un recours constitutionnel. Il convient de vérifier les conditions précises de la demande au regard de la loi applicable à l’affaire et de la procédure suivie.
Q. Si je demande au tribunal de saisir la Cour constitutionnelle d’une question de constitutionnalité d’une loi, l’affaire est-elle nécessairement renvoyée devant cette Cour ?
Non. Les exemples partent du principe que le tribunal peut rejeter la demande de saisine. Le fait de déposer une demande ne détermine pas non plus à lui seul si la disposition législative est inconstitutionnelle.
Q. Toute disposition législative peut-elle faire l’objet d’un recours constitutionnel ?
Les exemples concernent des situations où la constitutionnalité d’une disposition législative déterminante pour le procès est contestée. Il importe donc de vérifier que la disposition en cause s’applique bien à l’affaire, et qu’elle n’est pas sans rapport avec celle-ci.
Q. Une loi qui limite le droit de propriété peut-elle être considérée comme inconstitutionnelle ?
Le seul fait qu’un droit de propriété soit limité ne suffit pas à rendre une loi inconstitutionnelle. La Cour constitutionnelle a jugé certaines dispositions conformes à la Constitution après avoir examiné notamment l’objectif d’intérêt public et l’ampleur de la restriction. Elle a également considéré, dans une affaire, qu’une disposition ne contrevenait pas au principe d’indemnisation équitable.
Q. Si une loi me paraît injuste, puis-je invoquer une violation du droit à l’égalité ?
Pour déterminer s’il y a violation du droit à l’égalité, il faut notamment examiner s’il existe une différence entre les groupes comparés et si cette différence de traitement repose sur une raison légitime. Ainsi, une disposition qui traitait différemment les intérêts dus sur les prestations de retraite selon que la personne avait été acquittée à l’issue d’un nouveau procès ou avait bénéficié d’un classement sans suite a été jugée constitutive d’une discrimination dépourvue de raison légitime.
Q. Si je forme un recours constitutionnel, la disposition législative sera-t-elle nécessairement déclarée inconstitutionnelle ?
Non. Les exemples comprennent plusieurs décisions concluant à la conformité à la Constitution, mais aussi des décisions constatant une atteinte à la liberté contractuelle ou une violation du principe d’égalité. La conclusion dépend de l’objectif et du contenu de la disposition concernée, ainsi que de l’ampleur de la restriction apportée aux droits fondamentaux.
Q. Une décision de non-conformité à la Constitution a-t-elle la même signification qu’une décision d’inconstitutionnalité ?
Les exemples présentent la décision de non-conformité à la Constitution comme une forme modifiée de décision d’inconstitutionnalité. Lorsqu’une annulation immédiate de la loi risque de créer un vide juridique ou de provoquer une situation confuse, la disposition peut continuer à s’appliquer provisoirement jusqu’à la modification de la loi.
Q. Si la Cour constitutionnelle juge inconstitutionnelle une loi antérieure, cette décision s’applique-t-elle aussi à une affaire actuelle ?
Il convient de vérifier les effets de la décision au regard de son contenu et des circonstances de l’affaire. Dans les exemples, la question de savoir si une décision s’appliquait à un contrat conclu avant la décision d’inconstitutionnalité a fait l’objet d’un examen distinct. Certaines dispositions législatives ayant également été abrogées, il faut vérifier la date d’application et la version de la loi concernée.
Textes applicables
- Article 68, paragraphe 2, de la Loi sur la Cour constitutionnelle (헌법재판소법 제68조 제2항)
- Article 23, paragraphe 3, de la Constitution (헌법 제23조 제3항)
- Article 27, paragraphe 3, de la Constitution (헌법 제27조 제3항)
- Article 651, paragraphe 1, du Code civil (민법 제651조 제1항 ; disposition supprimée en 2016, affaire 11)
- Articles 102 et 130 de la Loi sur l’exécution civile (민사집행법 제102조, 제130조)
- Article 35, paragraphe 1, point 3, de la Loi-cadre sur les impôts nationaux (국세기본법 제35조 제1항 제3호)
- Article 28, paragraphe 1, de la Loi sur les établissements scolaires privés (사립학교법 제28조 제1항)
- Articles 11, paragraphe 1, et 12, paragraphe 1, de la Loi sur l’enregistrement immobilier au nom du véritable titulaire (부동산 실권리자명의 등기에 관한 법률 제11조 제1항, 제12조 제1항)
Points de vigilance
- Il convient d’abord de vérifier si la disposition législative s’applique effectivement au procès et si la question de sa constitutionnalité est susceptible d’influer sur l’issue de celui-ci.
- Les conclusions de conformité ou d’inconstitutionnalité mentionnées dans les exemples concernent les dispositions législatives et les circonstances propres à chaque affaire. On ne peut donc pas en déduire directement l’issue d’une autre affaire.
- Une décision de non-conformité à la Constitution peut différer d’une décision simple d’inconstitutionnalité qui prive immédiatement la loi d’effet. Il convient de vérifier le contenu de la décision et sa date d’application.
- Les exemples ne précisent pas tous les délais de recours ni les modalités de dépôt propres à chaque procédure. Pour une affaire concrète, il faut vérifier séparément les conditions actuellement applicables à la procédure concernée.
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Cas sources
Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).
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Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).
