Guide des plaintes et dénonciations pénales, de leur retrait et de la procédure de traitement
Basé sur 46 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.
Une plainte consiste pour la victime ou une autre personne à informer les autorités chargées de l’enquête de faits criminels et à demander que leur auteur soit puni ; une dénonciation peut également être faite par une personne qui n’a pas qualité pour porter plainte. L’effet du retrait d’une plainte varie selon la nature de l’infraction et le moment du retrait, et la simple rédaction d’une convention ne vaut pas retrait de plainte.
En un coup d’œil

Points clés
- Une plainte ou une dénonciation peut être déposée par écrit ou oralement auprès d’un procureur ou d’un officier de police judiciaire. Si elle est déposée oralement, un procès-verbal doit être dressé (Code de procédure pénale, article 237 (형사소송법 제237조)).
- Une plainte peut également être déposée par l’intermédiaire d’un représentant. Il suffit de pouvoir confirmer que l’habilitation lui a été accordée par la personne ayant qualité pour porter plainte ; le délai se calcule en fonction de cette dernière, et non du représentant (Code de procédure pénale, article 236 (형사소송법 제236조) ; Cour suprême, arrêt du 4 septembre 2001, 2001도3081).
- Le retrait d’une plainte pour une infraction poursuivie sur plainte et la déclaration de ne pas vouloir de poursuites pour une infraction concernée doivent en principe intervenir avant le prononcé du jugement de première instance. Pour une infraction poursuivie sur plainte, la personne qui a retiré sa plainte ne peut pas en déposer une nouvelle (Code de procédure pénale, article 232 (형사소송법 제232조)).
- Il n’est pas possible de renoncer à l’avance au droit de porter plainte pour une infraction poursuivie sur plainte. La seule rédaction d’une convention ne vaut pas expression de la volonté de retirer la plainte auprès de l’autorité chargée de l’enquête ou du tribunal (Cour suprême, arrêt du 23 mai 1967, 67도471 ; Cour suprême, arrêt du 27 septembre 1983, 83도516).
- Pour les infractions qui, comme l’escroquerie, ne sont ni poursuivies sur plainte ni concernées par la règle selon laquelle la volonté de la victime de ne pas voir l’auteur puni fait obstacle aux poursuites, le retrait de la plainte peut n’avoir aucun effet direct sur l’enquête ou les poursuites. Les exemples expliquent que le viol et l’agression sexuelle forcée commise sur un enfant ou un adolescent peuvent également faire l’objet de poursuites et donner lieu à une condamnation même en l’absence de plainte (explications relatives à l’abrogation de l’article 306 du Code pénal (형법 제306조 폐지) ; Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les infractions sexuelles, article 7 (아동·청소년의 성보호에 관한 법률 제7조)).
- Pour une infraction poursuivie sur plainte, la plainte déposée contre l’un des coauteurs ou son retrait peut avoir des conséquences à l’égard des autres coauteurs. Toutefois, le principe d’indivisibilité de la plainte ne s’applique pas aux infractions pour lesquelles la volonté de la victime de ne pas voir l’auteur puni fait obstacle aux poursuites (Code de procédure pénale, article 233 (형사소송법 제233조) ; Cour suprême, arrêt du 26 avril 1994, 93도1689).
- La personne qui a porté plainte peut demander à consulter ou à obtenir une copie du dossier d’une affaire classée sans poursuites, notamment des pièces contenant sa déposition et de celles qu’elle a elle-même produites. L’accès peut toutefois être limité pour des raisons telles que la protection de la vie privée ou les besoins de l’enquête (Règlement relatif à la conservation des dossiers du parquet, articles 20-2 et 22 (검찰보존사무규칙 제20조의2, 제22조)).
- Des dispositions fixent des délais pour l’enquête et le traitement des plaintes et dénonciations. Les exemples précisent toutefois que la règle imposant au procureur de mener l’enquête et de statuer dans un délai de trois mois est indicative. Le seul dépassement de ce délai ne rend pas invalide une décision ultérieure (Code de procédure pénale, article 257 (형사소송법 제257조)).
Questions fréquentes
Q. Puis-je déposer plainte au nom d’un membre de ma famille ?
La victime elle-même, son représentant légal ou d’autres personnes peuvent déposer plainte. Une personne habilitée par la victime peut également déposer plainte en son nom. Il faut pouvoir confirmer que cette habilitation a été accordée par une personne ayant qualité pour porter plainte. Le délai pour porter plainte se calcule en fonction de la victime ou de l’autre personne ayant qualité pour porter plainte, et non du représentant.
Q. La plainte doit-elle obligatoirement être déposée par écrit ?
Non. Une plainte peut être déposée par écrit ou oralement auprès d’un procureur ou d’un officier de police judiciaire. Si elle est déposée oralement, l’autorité chargée de l’enquête doit en dresser procès-verbal (Code de procédure pénale, article 237 (형사소송법 제237조)).
Q. Si j’écris dans une convention que je « ne soulèverai aucune objection au civil ni au pénal », ne pourrai-je plus porter plainte ?
Selon la jurisprudence citée dans les exemples, le droit de porter plainte pour une infraction poursuivie sur plainte ne peut pas être abandonné à l’avance. Par ailleurs, une convention conclue entre les parties ne suffit pas à exprimer auprès de l’autorité chargée de l’enquête ou du tribunal la volonté de retirer la plainte.
Q. Le retrait de ma plainte met-il toujours fin à l’affaire ?
Cela dépend de la question de savoir si l’infraction est poursuivie sur plainte ou si la volonté de la victime de ne pas voir l’auteur puni fait obstacle aux poursuites. Pour ces infractions, le retrait de la plainte ou la déclaration de ne pas vouloir de poursuites doit en principe intervenir avant le prononcé du jugement de première instance. Une convention présentée après le prononcé du jugement ne constitue pas un motif de rejet des poursuites (Code de procédure pénale, articles 232 et 327 (형사소송법 제232조, 제327조)).
Q. Puis-je porter plainte à nouveau après avoir retiré ma plainte ?
D’après les exemples, lorsqu’une infraction est poursuivie sur plainte, la personne qui a retiré sa plainte ne peut pas en déposer une nouvelle (Code de procédure pénale, article 232, paragraphe 2 (형사소송법 제232조 제2항)). Toutefois, si l’infraction n’est pas poursuivie sur plainte, le retrait de la plainte peut ne pas empêcher l’enquête ni les poursuites.
Q. Le retrait d’une plainte permet-il d’éviter une condamnation pour viol ou pour agression sexuelle forcée commise sur un enfant ou un adolescent ?
Les exemples expliquent que la réforme du Code pénal a supprimé la disposition qui faisait du viol une infraction poursuivie sur plainte : des poursuites et une condamnation sont donc possibles même en l’absence de plainte. De même, le retrait de la plainte ne permet pas d’éviter une condamnation pour agression sexuelle forcée commise sur un enfant ou un adolescent ; ce retrait peut toutefois être pris en compte lors de la détermination de la peine.
Q. Puis-je consulter ou copier le dossier d’enquête d’une affaire classée sans poursuites ?
La personne qui a porté plainte peut demander à consulter ou à obtenir une copie des pièces du dossier d’une affaire classée sans poursuites qui contiennent sa déposition ainsi que des pièces qu’elle a elle-même produites. L’accès aux autres pièces n’est pas systématiquement interdit, mais peut être refusé en fonction de considérations telles que le respect de la vie privée ou les conséquences sur l’enquête.
Q. Dans quel délai une affaire faisant l’objet d’une plainte est-elle traitée ?
Les exemples indiquent qu’une disposition prévoit que le procureur mène l’enquête et décide d’engager ou non des poursuites dans les trois mois suivant la réception de la plainte ou de la dénonciation. Toutefois, cette disposition étant considérée comme indicative, une décision prise après l’expiration de ce délai n’est pas pour autant invalide.
Q. Puis-je faire écarter de l’affaire un procureur proche du suspect ?
Les exemples expliquent qu’au stade de l’enquête, la loi ne prévoit pas de procédure permettant la récusation ou le déport d’un procureur et que la victime n’a pas non plus un droit garanti d’exiger son remplacement. Si une décision paraît injuste, il est possible de déposer une réclamation et, en cas de décision de ne pas engager de poursuites, d’envisager un recours hiérarchique ou une demande de contrôle juridictionnel.
Textes applicables
- Code de procédure pénale, articles 17 à 25 (형사소송법 제17조부터 제25조)
- Code de procédure pénale, article 59-2 (형사소송법 제59조의2)
- Code de procédure pénale, article 223 (형사소송법 제223조)
- Code de procédure pénale, article 225 (형사소송법 제225조)
- Code de procédure pénale, article 230 (형사소송법 제230조)
- Code de procédure pénale, article 232 (형사소송법 제232조)
- Code de procédure pénale, article 233 (형사소송법 제233조)
- Code de procédure pénale, article 236 (형사소송법 제236조)
- Code de procédure pénale, article 237 (형사소송법 제237조)
- Code de procédure pénale, article 238 (형사소송법 제238조)
- Code de procédure pénale, article 239 (형사소송법 제239조)
- Code de procédure pénale, article 246 (형사소송법 제246조)
- Code de procédure pénale, article 257 (형사소송법 제257조)
- Code de procédure pénale, article 260 (형사소송법 제260조)
- Code de procédure pénale, article 327 (형사소송법 제327조)
Points de vigilance
- Les effets du retrait d’une plainte varient selon la nature de l’infraction. Avant de conclure un accord ou de retirer une plainte, il convient donc de vérifier si l’infraction est poursuivie sur plainte ou si la volonté de la victime de ne pas voir l’auteur puni fait obstacle aux poursuites.
- Pour une infraction poursuivie sur plainte, le délai peut se calculer à partir du jour où la personne ayant qualité pour porter plainte a découvert l’identité de l’auteur, et non du jour où son représentant l’a découverte.
- Le retrait d’une plainte ou la déclaration de ne pas vouloir de poursuites peut ne plus constituer un motif de rejet des poursuites après le prononcé du jugement de première instance.
- Les explications relatives aux lois et aux procédures figurant dans les exemples dépendent des circonstances et de la date propres à chaque exemple. Pour une affaire réelle, il convient de vérifier les lois applicables à la date pertinente ainsi que les faits précis.
Cas sources
Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).
- 친고죄에 대한 합의서 교부 후 고소한 경우 그 효력
- 불기소처분된 사건 고소인의 열람·등사청구권
- 피해자인 미성년자의 고소취소 후 부모가 고소 가능한지
- 제1심 판결 선고 후 부도수표를 회수한 경우 그 효력
- 부도수표 소지인의 은행에 대한 처벌불원 의사표시의 효력
- 최종소지인의 부도수표 분실 시 형사관련 처벌불원 의사표시의 주체
- 피의자와 친분관계인 수사검사를 배제시킬 수 있는지
- 항소심에서 비로소 친고죄로 변경된 경우 고소취소가 가능한지
- 친고죄에서 고소불가분의 원칙이 반의사불벌죄에도 준용되는지
- 형사고소한 사건의 처리기간은 얼마나 되는지
- 공범에 대한 제1심 판결 선고 후의 고소취소가 가능한지
- 형사고소도 대리하여 할 수 있는지
- 강간사건에서 강간고소를 취하하고 폭행사실만 처벌할 수 있는지
- 범인이 누구인지 발각된 후 행한 자수의 효력 유무
- 인터넷 상의 댓글이 모욕죄가 될 수 있는지 여부
- 고발의 효력이 미치는 범위
- 아동·청소년의 성보호에 관한 법률상의 강제추행이 친고죄인지
- 친고죄나 반의사불벌죄가 아닌 범죄에 대한 고소취소의 효력
- 자수를 후에 번복한 경우 자수의 효력이 유지되는지
- 친족상도례와 친고죄에 대해서
- 구술의 고소가 가능한지
- 친고죄에서 고소를 취소하거나 반의사불벌죄에서 처벌을 희망하는 의사표시를 철회할 수 있는 시기 및 그 상대방
- 성폭력범죄인 강간죄의 경우 고소할 수 있는 기간
- 대리인에 의한 고소의 경우 고소기간의 기산점
- 수사기관의 조사 끝에 자백한 경우 자수의 효력 있는 지 여부
Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).
