Exécution des jugements pénaux : guide sur les amendes, la durée des peines et la confiscation
Basé sur 39 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.
Ce guide présente les règles applicables à certaines questions importantes qui se posent après qu’un jugement est devenu définitif, notamment le paiement échelonné d’une amende ou son remplacement par un travail d’intérêt général, la suspension de l’exécution de la peine et le calcul de sa durée. Les demandes et contestations sont soumises à des délais et à des conditions ; certaines situations, comme la confiscation de biens appartenant à un tiers, peuvent nécessiter une procédure distincte de recours.
En un coup d’œil

Points clés
- Le paiement échelonné d’une amende exige que la personne remplisse les conditions prévues et obtienne l’autorisation du procureur ; le simple dépôt d’une demande ne suffit pas (cas 7).
- Pour certaines peines d’amende, une personne qui remplit les conditions peut demander à accomplir un travail d’intérêt général auprès du parquet. L’autorisation du tribunal est nécessaire pour que ce travail se substitue au paiement de l’amende (cas 13).
- Lorsque l’exécution d’une peine est susceptible d’entraîner un risque grave pour la santé ou la vie, entre autres situations, le procureur peut en suspendre l’exécution. Toutefois, les membres de la famille ne disposent pas d’un droit officiel de présenter une demande (Code de procédure pénale, articles 470 et 471 (형사소송법 제470조·제471조), cas 11).
- Une mesure du procureur relative à l’exécution d’un jugement, notamment la fixation de la date de fin de peine, peut être contestée par une requête en opposition devant le tribunal qui a rendu le jugement (Code de procédure pénale, article 489 (형사소송법 제489조), cas 6).
- La période passée en détention entre l’introduction et le retrait d’un recours est intégralement imputée sur la peine principale (application par analogie de l’article 482, paragraphe 2, du Code de procédure pénale (형사소송법 제482조 제2항), cas 17).
- La période pendant laquelle l’exécution d’une autre peine coïncide avec l’exécution d’un mandat d’arrêt correspond à une détention effective au titre de l’exécution de la peine et n’est donc pas imputée sur la peine principale (cas 8).
- En principe, une décision de confiscation visant un bien appartenant à un tiers ne produit pas ses effets à l’égard du propriétaire qui n’est pas l’accusé dans l’affaire pénale. Une demande de remise du bien peut être présentée dans un certain délai après l’exécution de la confiscation (Code de procédure pénale, article 484, paragraphe 1 (형사소송법 제484조 제1항), cas 21).
- La seule déclaration de renonciation à la propriété ou au droit de demander la restitution après une saisie ne libère pas l’autorité chargée de l’enquête de son obligation de restituer le bien (cas 1).
Questions fréquentes
Q. Puis-je payer mon amende par versements si ma situation financière est difficile ?
Les personnes qui remplissent les conditions prévues par le règlement, notamment les bénéficiaires de l’aide nationale de subsistance minimale, peuvent demander à payer l’amende par versements échelonnés. Le procureur doit toutefois examiner leur capacité financière et leur possibilité de paiement avant d’accorder l’autorisation ; le simple dépôt d’une demande ne garantit pas que celle-ci sera acceptée.
Q. Puis-je effectuer un travail d’intérêt général si je n’ai pas les moyens de payer l’amende ?
Selon les critères exposés dans le cas, une personne condamnée définitivement à une amende d’un montant inférieur ou égal à 3 millions de wons peut demander à accomplir un travail d’intérêt général auprès du procureur du parquet régional compétent dans les 30 jours suivant l’ordre de paiement de l’amende émis par le procureur. Il faut remplir les conditions requises et obtenir l’autorisation du tribunal pour que le travail d’intérêt général puisse se substituer au paiement de l’amende.
Q. La famille peut-elle demander la suspension de l’exécution de la peine si la personne détenue est malade ?
La suspension de l’exécution de la peine est un mécanisme dans le cadre duquel le procureur décide d’une éventuelle suspension, notamment lorsqu’il existe un risque grave pour la santé ou la vie. Selon le cas exposé, la famille et les proches n’ont pas le droit de présenter une demande officielle, mais il est indiqué qu’ils peuvent informer le directeur de la prison de la situation et lui remettre une pétition lui demandant d’en faire part au procureur.
Q. Comment contester une date de fin de peine qui semble avoir été fixée incorrectement ?
La décision du procureur fixant la date de fin de peine peut être considérée comme une mesure relative à l’exécution d’un jugement. Il est donc possible de la contester devant le tribunal qui a rendu le jugement, conformément à l’article 489 du Code de procédure pénale (형사소송법 제489조). Le cas précise que la fixation de la date de fin de peine peut faire l’objet d’une telle contestation.
Q. La période passée en détention entre le dépôt et le retrait d’un recours est-elle prise en compte dans la durée de la peine ?
Selon le cas exposé, toute période de détention comprise entre l’introduction d’un recours et son retrait est intégralement imputée sur la peine principale. La mesure par laquelle le procureur dirige l’exécution de la peine sans imputer cette période peut être contestée par une requête en opposition.
Q. La période passée en détention sous mandat d’arrêt pendant l’exécution d’une peine dans une autre affaire est-elle imputée sur la nouvelle peine ?
Pendant la période où l’exécution d’une peine coïncide avec l’exécution d’un mandat d’arrêt, la personne est déjà détenue en exécution de sa peine, qu’elle fasse ou non l’objet d’une mesure de détention. Selon le critère présenté dans le cas, cette période n’est donc pas imputée sur la peine principale prononcée dans une autre affaire.
Q. Un bien m’appartenant a été confisqué dans le cadre de l’affaire pénale d’une autre personne. Puis-je le récupérer ?
Le cas précise qu’en principe, les effets d’une décision de confiscation ne s’étendent qu’à l’accusé dans l’affaire pénale concernée et non au propriétaire qui n’est pas l’accusé. Dans les trois mois suivant l’exécution de la confiscation, le titulaire légitime d’un droit peut demander au procureur la remise du bien et doit fournir des éléments permettant d’établir son droit de propriété.
Q. Si j’ai signé une déclaration de renonciation à la propriété lors de la saisie, cela signifie-t-il que je ne peux pas récupérer le bien ?
La seule déclaration par laquelle une personne renonce à son droit de propriété ou à son droit de demander la restitution prévu par le Code de procédure pénale (형사소송법) ne libère pas l’autorité chargée de l’enquête de son obligation de restituer le bien et n’éteint pas le droit d’en demander la restitution. Selon le cas exposé, un bien dont la saisie n’est plus nécessaire doit être restitué, sous réserve des exceptions prévues par la loi.
Textes applicables
- Code de procédure pénale, article 85, paragraphes 1 et 3 (형사소송법 제85조 제1항·제3항)
- Code de procédure pénale, article 133, paragraphe 1 (형사소송법 제133조 제1항)
- Code de procédure pénale, articles 417 et 418 (형사소송법 제417조·제418조)
- Code de procédure pénale, article 460 (형사소송법 제460조)
- Code de procédure pénale, articles 470 et 471 (형사소송법 제470조·제471조)
- Code de procédure pénale, articles 473 et 475 (형사소송법 제473조·제475조)
- Code de procédure pénale, article 482 (형사소송법 제482조)
- Code de procédure pénale, article 484, paragraphe 1 (형사소송법 제484조 제1항)
- Code de procédure pénale, articles 488 et 489 (형사소송법 제488조·제489조)
- Code de procédure pénale, article 492 (형사소송법 제492조)
- Code pénal, article 57 (형법 제57조)
- Code pénal, article 69, paragraphe 2 (형법 제69조 제2항)
- Code pénal, articles 70 et 71 (형법 제70조·제71조)
- Code pénal, article 72, paragraphe 1 (형법 제72조 제1항)
- Code pénal, article 80 (형법 제80조)
Points de vigilance
- Même si les conditions sont remplies et qu’une demande de paiement échelonné est déposée, l’autorisation du procureur reste nécessaire.
- Selon les indications du cas, la demande de travail d’intérêt général doit être présentée dans les 30 jours suivant l’ordre de paiement de l’amende émis par le procureur ; il convient donc de vérifier le point de départ du délai.
- La demande de remise d’un bien confisqué appartenant à un tiers doit être présentée dans les trois mois suivant l’exécution de la confiscation. La remise peut être difficile si le bien a été détruit ou doit être éliminé.
- Il convient de distinguer le désaccord avec les motifs du jugement d’une question relative à l’interprétation de son dispositif. La demande d’interprétation prévue à l’article 488 du Code de procédure pénale (형사소송법 제488조) ne permet pas de contester les motifs du jugement au motif qu’ils seraient contradictoires ou injustifiés.
Cas sources
Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).
- 소유권 포기한 압수물에 몰수형이 선고되지 않은 경우 반환청구권
- 형사피고인이 출석하지 않아도 형(刑)이 선고될 수 있는지
- 피고인 이외 제3자 소유 물건에 대한 몰수선고판결의 효력
- 확정판결을 받은 후 과거의 범죄사실이 발각된 경우
- 노역장유치 집행을 위하여 구인하는 경우, 형집행장을 제시하여야 하는지 여부
- 검사의 형기종료일 지정처분이 이의신청의 대상이 되는지 여부
- 벌금도 분할납부가 가능한지 여부
- 형의 집행과 구속영장집행 경합 시 미결구금일수의 본형산입 여부
- 주식회사에 귀속된 불법 수수료에 해당하는 금품을 주식회사의 대표이사로부터 몰수·추징할 수 있는지
- 추징금 미납 사실만으로 출국금지처분을 하는 것이 적법한지 여부
- 복역 중 지병 악화를 이유로 한 형(刑)의 집행정지 가능한지
- 판결이 확정된 후 판결이유 부분의 부당함을 의의신청으로 다툴 수 있는지
- 벌금을 사회봉사로 대체할 수 있는지
- 사건과 무관한 물건을 압수당한 경우 압수물 환부 및 압수의 취소
- 수형자 아닌 제3자가 벌금 일부를 납부한 경우 형의 시효가 중단되는지 여부
- 2개의 징역형 선고 시 형(刑)의 집행순서 및 가석방의 적용 여부
- 상소제기 후 상소취하한 때까지의 구금일수의 본형 산입여부
- 무죄판결에 명시하여야 할 이유
- 선박의 실질적 소유자가 밀수한 경우 선박의 몰수 여부
- 형의 집행기간의 의미
- 선박임차인의 밀수로 선박몰수판결 시 선박소유자의 보호
- 벌금미납자에 대한 노역장유치 집행을 위하여 검사의 지휘를 받아 형집행장을 집행하는 경우, 벌금미납자 검거가 사법경찰관리의 직무...
- 피고인이 심신미약임을 진술한 경우, 유죄판결에 명시될 이유
- 피고사건에 토지관할이 존재하지 않는 경우
- 뇌물에 공할 금품이 특정되지 아니한 경우 가액을 추징할 수 있는지 여부
Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).
