Conditions de constitution d’une infraction et critères de sanction en droit pénal
Basé sur 79 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.
Pour déterminer si une infraction est constituée, il faut examiner si le comportement correspond à une infraction prévue par la loi, si son caractère illicite est écarté et si la responsabilité de son auteur peut être engagée. Le seul fait d’avoir souffert d’un trouble mental ou d’avoir commis une erreur sur le droit ne suffit pas à échapper à une peine : il faut apprécier les circonstances concrètes au moment des faits et les conditions prévues par la loi.
En un coup d’œil

Points clés
- Les conditions de constitution d’une infraction s’examinent sous trois aspects : la réunion des éléments constitutifs, l’illicéité et la responsabilité (cas 13).
- Un trouble mental n’est pas établi par la seule existence d’un handicap mental. Il importe de déterminer si, au moment des faits, la capacité de distinguer le bien du mal ou de contrôler son comportement était supprimée ou fortement diminuée (Code pénal, article 10 (형법 제10조), cas 1 et 19).
- Lorsqu’une personne s’est elle-même placée dans un état d’altération de ses facultés tout en prévoyant un risque, elle peut ne pas bénéficier d’une réduction ou d’une exemption de peine fondée sur cet état (Code pénal, article 10, paragraphe 3 (형법 제10조 제3항), cas 18).
- En principe, le fait d’ignorer la loi ne permet pas d’échapper à une peine en invoquant une erreur sur le droit. Il faut avoir cru à tort que la loi autorisait le comportement dans son cas particulier et que cette croyance ait reposé sur des motifs légitimes (Code pénal, article 16 (형법 제16조), cas 2 et 24).
- Pour apprécier si un acte est justifié, il faut prendre en compte non seulement la légitimité de son but, mais aussi le caractère approprié des moyens, l’équilibre entre les intérêts en jeu, l’urgence et l’existence éventuelle d’autres solutions (Code pénal, article 20 (형법 제20조), cas 3, 4, 5 et 9).
- La légitime défense suppose un acte de défense proportionné à une atteinte injustifiée et actuelle. En règle générale, les actes commis au cours d’une bagarre dans laquelle les deux parties avaient l’intention de s’attaquer difficilement peuvent être reconnus comme relevant de la légitime défense (Code pénal, article 21 (형법 제21조), cas 6).
- Une infraction par omission ou une complicité peut être retenue si une personne tenue par la loi d’agir pouvait empêcher une infraction, mais s’est abstenue d’agir et a ainsi facilité son exécution (cas 7).
- La tentative peut être punie. Si l’auteur renonce volontairement à poursuivre l’exécution de l’infraction ou empêche la survenance du résultat, sa peine peut être réduite ou écartée au titre du désistement volontaire. Toutefois, ce désistement peut ne pas être reconnu s’il n’a pas effectivement empêché les complices de poursuivre l’infraction (Code pénal, articles 25 et 26 (형법 제25조·제26조), cas 14).
Questions fréquentes
Q. Peut-on échapper à une peine si l’on souffre d’un trouble mental ?
Le seul fait d’avoir un trouble mental ne suffit pas à exonérer de toute peine. Il faut apprécier l’ensemble des circonstances concrètes pour déterminer si, au moment des faits, ce trouble avait supprimé ou fortement diminué la capacité de distinguer le bien du mal ou de contrôler son comportement (Code pénal, article 10 (형법 제10조)).
Q. La peine est-elle réduite si l’on ne se souvient pas des faits parce qu’on était ivre ?
Le seul fait d’avoir été ivre n’entraîne pas une réduction de peine. Lorsqu’une personne s’est elle-même placée dans un état d’altération de ses facultés tout en prévoyant un risque, par exemple en conduisant sous l’emprise de l’alcool, la réduction ou l’exemption de peine fondée sur cet état peut ne pas s’appliquer (Code pénal, article 10, paragraphe 3 (형법 제10조 제3항)).
Q. Peut-on éviter une peine si l’on ignorait que son comportement était illégal ?
Il est difficile d’échapper à une peine au seul motif que l’on ignorait la loi ou la réglementation. En principe, l’erreur sur le droit ne peut être invoquée que si la personne a cru à tort que la loi autorisait son comportement dans son cas particulier, alors que ce comportement constitue normalement une infraction, et si cette croyance reposait sur des motifs légitimes (Code pénal, article 16 (형법 제16조)).
Q. Le fait d’enfreindre la loi dans un but louable peut-il être considéré comme un acte justifié ?
Un objectif légitime ne suffit pas à faire d’un acte un acte justifié. Il faut examiner conjointement le but et les modalités de l’acte, les intérêts protégés et ceux qui ont été lésés, l’urgence de la situation et la possibilité de recourir à d’autres moyens (Code pénal, article 20 (형법 제20조)).
Q. Si l’autre personne m’a frappé en premier, le fait de riposter relève-t-il de la légitime défense ?
Le fait que l’autre personne ait attaqué la première ne suffit pas à établir la légitime défense. Si les deux personnes se sont battues avec l’intention de s’attaquer, les actes commis au cours de cette altercation peuvent ne pas être considérés comme relevant de la légitime défense. De même, une attaque menée par vengeance après que l’agression a pris fin est difficilement considérée comme un acte de défense (Code pénal, article 21 (형법 제21조)).
Q. Peut-on être puni si l’on a laissé faire sans participer directement à l’infraction ?
Une infraction par omission, ou une complicité, peut être retenue lorsqu’une personne tenue, par la loi ou par ses fonctions, d’empêcher un résultat criminel pouvait le faire, mais s’est abstenue d’agir, et que cette abstention a facilité l’infraction commise par l’auteur principal. Il faut notamment examiner concrètement l’existence d’une obligation d’agir et la possibilité d’empêcher le résultat.
Q. Échappe-t-on à une peine si l’on renonce de soi-même à commettre une infraction en cours d’exécution ?
Si, après avoir commencé à exécuter une infraction, une personne y renonce volontairement ou empêche la survenance du résultat, la peine peut être réduite ou écartée au titre du désistement volontaire. Cette situation se distingue de celle où l’infraction n’a pas été menée à son terme en raison d’un obstacle extérieur. Il importe également de déterminer si la personne a effectivement empêché ses complices de poursuivre l’infraction (Code pénal, articles 25 et 26 (형법 제25조·제26조)).
Q. Si l’on a commis une infraction à l’étranger et qu’on y a déjà été puni, peut-on être puni de nouveau en Corée ?
Selon l’exemple présenté, lorsqu’un étranger commet à l’étranger une infraction contre la République de Corée ou un ressortissant coréen, le droit pénal coréen peut s’appliquer conformément à l’article 6 du Code pénal. Une jurisprudence citée indique qu’un jugement étranger n’a pas l’autorité de la chose jugée en Corée. Le fait que la peine ait été exécutée à l’étranger peut être pris en compte pour déterminer la peine en Corée.
Textes applicables
- Code pénal, article 5 (형법 제5조)
- Code pénal, article 6 (형법 제6조)
- Code pénal, article 7 (형법 제7조)
- Code pénal, article 9 (형법 제9조)
- Code pénal, article 10 (형법 제10조)
- Code pénal, article 12 (형법 제12조)
- Code pénal, article 13 (형법 제13조)
- Code pénal, article 16 (형법 제16조)
- Code pénal, article 20 (형법 제20조)
- Code pénal, article 21 (형법 제21조)
- Code pénal, article 22 (형법 제22조)
- Code pénal, article 25 (형법 제25조)
- Code pénal, article 26 (형법 제26조)
- Code pénal, article 155, paragraphe 4 (형법 제155조 제4항)
- Code pénal, article 297 (형법 제297조)
Points de vigilance
- La légitime défense, l’acte justifié et l’état de nécessité sont appréciés au cas par cas, en tenant compte notamment du but et des modalités de l’acte ainsi que de la situation au moment des faits.
- La seule existence ou absence d’un trouble mental ne permet pas de conclure à la responsabilité ; les capacités de la personne au moment des faits et les circonstances qui les entourent sont importantes.
- Certains passages des exemples citent des dispositions anciennes ou antérieures à une modification. Il convient donc de vérifier séparément les textes en vigueur applicables à l’affaire concernée.
- Ce guide présente de manière générale les cas de consultation mentionnés. La question de savoir si une peine sera prononcée dans une affaire réelle dépend des faits et des preuves.
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Cas sources
Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).
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Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).
