Infractions relatives aux bonnes mœurs dans le Code pénal : actes et contenus obscènes
Basé sur 10 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.
La question de savoir si un contenu obscène ou une exposition du corps est punissable s’apprécie au regard de l’ensemble des éléments, notamment le contenu et le mode d’expression, l’étendue de sa diffusion et les circonstances. Il convient en particulier d’examiner séparément le caractère obscène, le caractère public et la diffusion par l’intermédiaire d’un réseau de communication, car il s’agit de conditions distinctes.
En un coup d’œil

Points clés
- L’acte obscène constitutif d’un outrage public à la pudeur est un acte qui stimule le désir sexuel du public, porte atteinte à la pudeur sexuelle normale et contrevient aux conceptions morales en matière sexuelle. Une intention sexuelle n’est pas indispensable, mais l’auteur doit avoir conscience du caractère obscène de son acte (Code pénal, article 245 (형법 제245조) ; Cour suprême, arrêt n° 2000도4372).
- Même en cas d’exposition du corps, si, au regard des circonstances concrètes, l’acte ne provoque qu’une gêne ou un déplaisir, il peut relever de la loi sur les infractions mineures plutôt que constituer un outrage public à la pudeur (Loi sur les infractions mineures, article 1, point 41 (경범죄처벌법 제1조 제41호) ; Cour suprême, arrêt n° 2003도6514).
- Pour qu’un document, dessin ou film obscène soit exposé ou projeté publiquement, il faut qu’il puisse être vu par un nombre indéterminé de personnes ou par un grand nombre de personnes. Le caractère public peut ne pas être reconnu si le contenu n’a été montré qu’à un petit nombre de personnes identifiées (Code pénal, article 243 (형법 제243조) ; Cour suprême, arrêt n° 73도409).
- Selon la jurisprudence, un fichier de programme informatique obscène ne constitue pas un document, dessin, film ou autre objet au sens de l’article 243 du Code pénal. L’affaire précise toutefois que la vente de contenus obscènes par l’intermédiaire d’un réseau de communication peut être sanctionnée comme une infraction aux lois relatives aux réseaux de communication (Cour suprême, arrêt n° 98도3140).
- Le caractère obscène d’un contenu s’apprécie objectivement, au regard de l’ensemble de celui-ci, notamment du degré de représentation explicite des parties sexuelles. Un produit pour adultes de fabrication grossière ou ne représentant que brièvement certaines caractéristiques peut ne pas être considéré comme obscène (Cour suprême, arrêt n° 2006도3558).
- Même si le film lui-même a fait l’objet d’un contrôle, son affiche promotionnelle peut constituer un contenu obscène si elle met excessivement en avant des éléments suggestifs et porte atteinte aux sentiments sexuels (Code pénal, article 243 (형법 제243조) ; Cour suprême, arrêt n° 90도1485).
- Le seul fait qu’une personne apparaissant dans une vidéo paraisse relativement jeune ne permet pas de conclure qu’il s’agit d’un contenu pornographique mettant en scène des enfants ou des adolescents. Il faut prendre en compte plusieurs éléments, notamment l’apparence et le développement physique de la personne ainsi que la provenance de la vidéo, afin de déterminer si elle est objectivement et manifestement perçue comme un enfant ou un adolescent (Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels, article 2, point 5 (아동·청소년의 성보호에 관한 법률 제2조 제5호) ; Cour suprême, arrêt n° 2013도4503).
- La possibilité de demander la révision du procès à la suite de la décision déclarant inconstitutionnelle la disposition pénalisant l’adultère ne dépend pas uniquement de la date des faits. L’affaire indique qu’une demande de révision peut être présentée lorsque la condamnation est devenue définitive après une décision antérieure déclarant la disposition constitutionnelle (Loi sur la Cour constitutionnelle, article 47, paragraphes 3 et 4 (헌법재판소법 제47조 제3항·제4항) ; Cour suprême, décision n° 2015모1475).
Questions fréquentes
Q. Peut-on être poursuivi pour outrage public à la pudeur même sans intention sexuelle ?
C’est possible. Selon la jurisprudence, il n’est pas nécessaire que l’acte ait eu pour but de provoquer une excitation ou une satisfaction sexuelle ; il importe de savoir si son caractère obscène était connu.
Q. Montrer ses fesses devant des personnes constitue-t-il toujours un outrage public à la pudeur ?
Pas nécessairement. Il faut examiner la partie du corps exposée, la manière et le degré de l’exposition, ainsi que le lieu et le mobile, afin de déterminer s’il s’agit d’un acte obscène portant atteinte à la pudeur sexuelle. Si l’acte ne provoque qu’une gêne ou un déplaisir, il peut relever de la loi sur les infractions mineures.
Q. Montrer des vidéos obscènes à quelques amis chez soi constitue-t-il une exhibition publique ?
Si seuls quelques individus identifiés peuvent voir les images, il se peut que l’acte ne constitue pas une exposition ou une projection publique au sens de l’article 243 du Code pénal. Dans une affaire, il a été jugé que montrer les images à deux amis ne présentait pas le caractère public requis.
Q. Vendre des fichiers vidéo obscènes sur Internet est-il punissable en vertu de l’article 243 du Code pénal ?
Dans l’affaire citée, la juridiction a considéré qu’un fichier de programme informatique ne constituait pas un document, dessin, film ou autre objet au sens de l’article 243 du Code pénal. Elle précise toutefois que la vente par l’intermédiaire d’un réseau de communication peut être sanctionnée comme une infraction aux lois relatives aux réseaux de communication.
Q. L’affiche d’un film interdit aux mineurs peut-elle aussi être considérée comme obscène ?
C’est possible. Même si le film a fait l’objet d’un contrôle, son affiche peut être considérée comme obscène si elle met excessivement en avant les aspects suggestifs du film, stimule le désir sexuel et porte atteinte aux sentiments sexuels normaux.
Q. Fabriquer ou exposer des produits pour adultes ou des dispositifs d’agrandissement du pénis constitue-t-il une infraction liée aux contenus obscènes ?
La seule destination d’un objet ne suffit pas à le qualifier d’obscène. Pour les produits pour adultes, il faut examiner l’ensemble de la situation, notamment le caractère concret de la représentation. Dans l’affaire citée, il a été jugé qu’un dispositif d’agrandissement du pénis ne constituait pas, en lui-même, un objet obscène.
Q. Si une personne dans une vidéo paraît jeune, s’agit-il d’un contenu pornographique mettant en scène des enfants ou des adolescents ?
On ne peut pas l’affirmer sur le seul fondement d’une apparence jeune. Il faut apprécier l’apparence et le développement physique de la personne, la provenance de la vidéo et les informations concernant les personnes qui y apparaissent, afin de déterminer si elles sont objectivement et manifestement perçues comme des enfants ou des adolescents.
Q. J’ai été définitivement condamné pour adultère. Puis-je demander la révision du procès après la décision déclarant la loi inconstitutionnelle ?
Dans l’affaire citée, il est indiqué qu’une personne dont la condamnation pour adultère est devenue définitive après une décision antérieure de constitutionnalité peut demander la révision du procès, même si les faits ont été commis avant cette décision. Pour déterminer si cette possibilité s’applique, il faut vérifier les circonstances précises, notamment les dates auxquelles les décisions ont été rendues définitives.
Textes applicables
- Code pénal, article 241 (형법 제241조)
- Code pénal, article 243 (형법 제243조)
- Code pénal, article 244 (형법 제244조)
- Code pénal, article 245 (형법 제245조)
- Loi sur la Cour constitutionnelle, article 47, paragraphes 3 et 4 (헌법재판소법 제47조 제3항·제4항)
- Ancienne loi-cadre sur les télécommunications, article 48-2 (구 전기통신기본법 제48조의2)
- Loi sur la promotion de l’utilisation des réseaux d’information et de communication et la protection de l’information, etc., article 42-2 (정보통신망 이용촉진 및 정보보호 등에 관한 법률 제42조의2)
- Loi sur la promotion de l’utilisation des réseaux d’information et de communication et la protection de l’information, etc., article 73, point 3 (정보통신망 이용촉진 및 정보보호 등에 관한 법률 제73조 제3호)
- Loi sur la promotion de l’utilisation des réseaux d’information et de communication et la protection de l’information, etc., article 74, paragraphe 1, point 2 (정보통신망 이용촉진 및 정보보호 등에 관한 법률 제74조 제1항 제2호)
- Loi sur les infractions mineures, article 1, point 41 (경범죄처벌법 제1조 제41호)
- Loi sur la protection des enfants et des adolescents contre les abus sexuels, article 2, points 4 et 5 (아동·청소년의 성보호에 관한 법률 제2조 제4호·제5호)
Points de vigilance
- Le caractère obscène ne découle pas automatiquement du fait qu’il y ait eu exposition ou expression ; il faut aussi tenir compte des circonstances concrètes, telles que le lieu, le mode, le degré et les personnes concernées.
- Les dispositions relatives aux réseaux de communication et à la loi sur les infractions mineures citées dans les affaires sont présentées au regard des textes en vigueur à l’époque. Il convient de vérifier séparément les textes et dispositions actuellement applicables.
- La possibilité de demander la révision d’une condamnation pour adultère ne se détermine pas uniquement en fonction de la date des faits ; il faut vérifier le rapport entre la date de la décision antérieure déclarant la loi constitutionnelle et celle à laquelle la condamnation est devenue définitive.
Cas sources
Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).
Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).
