LegalPost

Guide sur les types de reprise de dette et les demandes du créancier

Basé sur 15 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.

La reprise de dette peut être libératoire, auquel cas le débiteur initial est libéré de la dette ; cumulative, auquel cas le débiteur initial et le repreneur en répondent ensemble ; ou constituer un engagement d’exécution, par lequel le repreneur promet d’exécuter la dette uniquement dans ses rapports avec le débiteur. Le type de reprise ne dépend pas uniquement de l’intitulé du contrat : selon la volonté des parties et le contenu de celui-ci, le créancier peut être en mesure de réclamer le paiement à des personnes différentes.

En un coup d’œil

Parties concernées → Débiteur initial → Repreneur → Créancier → Une dette est reprise par contrat → Le repreneur promet-il seulement d’exécuter pour le débiteur ? → oui → non → Le contrat prévoit-il une reprise libératoire ? → non ou incertain → Le créancier a-t-il donné son accord ? → oui, art. 454, paragraphe 1 → Recours direct possible contre le repreneur → Pas de recours direct établi contre le repreneur → Interpréter la volonté des parties et le contrat → Vérifier le droit direct du créancier et son intention d’en bénéficier → Vérifier le titre exécutoire, art. 31, paragraphe 1 → Le type de reprise dépend du contrat En cas de doute, elle est cumulative → Le créancier peut demander l’exécution pour manifester son intention d’en bénéficier → Un jugement contre le débiteur initial ne s’étend pas au repreneur en cas de reprise cumulative

Points clés

  • La reprise libératoire de dette est une forme de reprise dans laquelle le repreneur succède au débiteur et le débiteur initial est libéré. Lorsqu’elle est convenue entre le débiteur et le repreneur, elle ne prend effet qu’avec l’accord du créancier (Code civil, article 454, paragraphe 1 (민법 제454조 제1항)).
  • La reprise cumulative de dette est une forme de reprise dans laquelle la dette du débiteur initial subsiste et le repreneur est lui aussi directement responsable envers le créancier. L’accord du créancier n’est pas une condition de prise d’effet et celui-ci peut réclamer directement l’exécution au repreneur (affaire 12, Cour suprême, arrêt du 24 novembre 1998, 98다33765).
  • Si le caractère libératoire ou cumulatif de la reprise de dette n’est pas clair, celle-ci est considérée comme cumulative. Le type précis de reprise est toutefois déterminé en interprétant la volonté des parties telle qu’elle ressort du contrat (affaire 13, Cour suprême, arrêt du 24 septembre 2002, 2002다36228).
  • L’engagement d’exécution est une forme d’accord par lequel le repreneur s’engage envers le débiteur à exécuter la dette envers le créancier. Sauf circonstances particulières, le créancier ne peut pas réclamer directement le paiement au repreneur chargé de l’exécution (affaire 14, Cour suprême, arrêt du 11 juin 2009, 2008다75072).
  • Même si l’acheteur d’un bien immobilier reprend des dettes garanties et bénéficie d’une réduction du prix de vente d’un montant équivalent, cela ne suffit pas à établir qu’il s’agit d’une reprise libératoire. La possibilité pour le créancier de réclamer directement le paiement dépend notamment de la volonté des parties de conférer un droit direct à un tiers, appréciée au regard de l’ensemble des circonstances (affaire 2, Cour suprême, arrêt du 24 octobre 1997, 97다28698).
  • La reprise cumulative de dette peut être considérée comme un contrat au bénéfice d’un tiers. Le créancier peut alors acquérir le droit de réclamer directement l’exécution au repreneur en manifestant son intention d’en bénéficier, notamment en lui demandant d’exécuter son obligation. Toutefois, si le créancier déclare ne pas consentir à une reprise libératoire sans savoir qu’il s’agit d’une reprise cumulative, cette déclaration peut ne pas être considérée comme un refus d’en bénéficier (affaire 5, Cour suprême, arrêt du 13 septembre 2013, 2011다56033).
  • Si une reprise libératoire de dette est reconnue, un titre exécutoire de succession peut être obtenu afin de faire exécuter contre le repreneur un jugement rendu contre le débiteur initial. En revanche, dans le cadre d’une reprise cumulative, le repreneur assume une dette distincte de celle du débiteur initial ; la force exécutoire du jugement existant ne peut donc pas être étendue au repreneur (Code des procédures civiles d’exécution, article 31, paragraphe 1 (민사집행법 제31조 제1항)).
  • Même si le cessionnaire d’une entreprise n’utilise pas le nom commercial du cédant, il peut être tenu de payer un créancier s’il l’informe individuellement de son intention de reprendre les dettes du cédant (Code de commerce, article 44 (상법 제44조), affaire 7).

Questions fréquentes

Q. Nous avons conclu un contrat de reprise de dette : le débiteur initial n’a-t-il plus à payer ?

Cela dépend du fait qu’il s’agisse d’une reprise de dette libératoire ou cumulative. Dans le premier cas, le débiteur initial est libéré de la dette ; dans le second, il reste tenu de celle-ci. Si le type de reprise n’est pas clair, elle peut être considérée comme cumulative.

Cas 12, Cas 13

Q. Une reprise de dette peut-elle être valable sans l’accord du créancier ?

Une reprise de dette libératoire convenue entre le débiteur et le repreneur ne prend effet qu’avec l’accord du créancier. En revanche, une reprise cumulative peut prendre effet sans l’accord du créancier.

Cas 3, Cas 12, Cas 13

Q. Si le repreneur chargé de l’exécution ne paie pas, le créancier peut-il lui réclamer directement le paiement ?

En principe, le créancier ne peut pas réclamer directement le paiement au repreneur. Celui-ci est seulement tenu, dans ses rapports avec le débiteur, d’exécuter la dette ; il n’est pas lui-même directement débiteur envers le créancier.

Cas 9, Cas 14

Q. Comment déterminer le type de reprise de dette si le contrat ne le précise pas clairement ?

La question est tranchée en interprétant la volonté des parties et le contenu du contrat. Si le caractère libératoire ou cumulatif de la reprise n’est pas clair, celle-ci est considérée comme cumulative. Les termes employés dans le contrat ne sont donc pas les seuls éléments importants : le contenu de l’accord entre les parties l’est également.

Cas 2, Cas 13

Q. Dans le cadre d’une reprise cumulative de dette, le créancier doit-il donner son accord pour réclamer directement le paiement au repreneur ?

L’accord du créancier n’est pas une condition de prise d’effet d’une reprise cumulative de dette. Toutefois, si l’accord conclu entre le débiteur et le repreneur constitue un contrat au bénéfice d’un tiers, le créancier peut acquérir le droit de réclamer directement l’exécution au repreneur en manifestant son intention d’en bénéficier, notamment en lui demandant d’exécuter son obligation.

Cas 5, Cas 6, Cas 12

Q. Si une reprise libératoire de dette est reconnue, peut-on procéder immédiatement à une exécution forcée contre le repreneur sur la base du jugement existant ?

Si le repreneur a succédé au débiteur initial en vertu d’une reprise libératoire de dette, l’exécution forcée peut être poursuivie à son encontre sur la base d’un titre exécutoire de succession. En cas de reprise cumulative, la force exécutoire du jugement existant ne peut pas être étendue au repreneur ; une action distincte contre celui-ci peut être nécessaire.

Cas 1

Q. Si le locataire a payé le loyer au nouveau propriétaire sans émettre d’objection, a-t-il accepté la reprise de l’obligation de restituer le dépôt de garantie ?

Un tel comportement peut être considéré comme un accord tacite, mais il ne permet pas à lui seul de conclure définitivement à l’existence d’un accord. Il faut examiner les circonstances concrètes, notamment la possibilité que le dépôt de garantie soit recouvré, et tenir compte également du fait que le locataire a ensuite demandé sa restitution au bailleur initial.

Cas 3

Q. Le cessionnaire peut-il être tenu de payer le prix des marchandises même si le contrat de cession d’entreprise exclut cette dette ?

Même si le cessionnaire n’utilise pas le nom commercial du cédant, sa responsabilité de paiement envers un créancier peut être reconnue s’il a informé individuellement ce créancier de son intention de reprendre les dettes du cédant. Le seul fait que le contrat de cession exclue la dette en question des obligations reprises ne suffit pas à écarter cette responsabilité.

Cas 7

Q. Si le repreneur de la dette a payé les intérêts, le délai de prescription est-il interrompu ?

Même si le repreneur chargé de l’exécution reconnaît la dette du débiteur ou en paie les intérêts, cela n’interrompt pas le délai de prescription par reconnaissance de dette, sauf circonstances particulières. En effet, ce repreneur n’est pas directement débiteur envers le créancier.

Cas 9

Textes applicables

  • Code civil, article 454, paragraphe 1 (민법 제454조 제1항)
  • Code des procédures civiles d’exécution, article 31, paragraphe 1 (민사집행법 제31조 제1항)
  • Loi relative à l’installation et à l’utilisation des installations sportives, article 27, paragraphe 1 (체육시설의 설치·이용에 관한 법률 제27조 제1항)
  • Code de commerce, article 44 (상법 제44조)
  • Loi relative à l’impôt sur le revenu, article 88, paragraphe 1 (소득세법 제88조 제1항)

Points de vigilance

  • Même si le contrat indique que « la dette est reprise », il n’est pas possible d’en conclure immédiatement qu’il s’agit d’une reprise libératoire. Il faut examiner à la fois si le débiteur doit être libéré et si les parties entendaient conférer un droit direct au créancier.
  • La reconnaissance d’un accord tacite à une reprise libératoire peut varier selon les circonstances de l’affaire. Le seul fait de ne pas avoir formulé d’objection ou d’avoir payé le loyer au repreneur ne suffit pas à établir définitivement cet accord.
  • La durée du délai de prescription peut varier selon la nature de la dette. L’affaire évoquée indique que, pour la dette commerciale en question, le délai de prescription commerciale initial continue de s’appliquer après une reprise libératoire ; cette règle ne doit toutefois pas être appliquée indistinctement à toutes les dettes.
  • La responsabilité de paiement du cessionnaire d’une entreprise et la reprise de dettes par le cessionnaire d’un exploitant d’installations sportives peuvent varier selon la loi applicable et les circonstances concrètes. Il convient donc de les distinguer des principes généraux applicables à la reprise de dette.

Cas sources

Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).

  1. 면책적채무인수와 승계집행문부여
  2. 병존적 채무인수와 이행인수의 구별
  3. 면책적 채무인수에 대한 묵시적 승낙
  4. 면책적 채무인수와 소멸시효기간
  5. 면책적 채무인수를 승낙하지 아니한다는 의사표시를 한 채권자가 다시 중첩적 수익의 의사표시를 하여 인수인에 대한 채권을 취득할 ...
  6. 채무자와의 계약에 의한 채무인수의 성질
  7. 영업양도와 채무인수
  8. 부담부증여와 양도취득세
  9. 이행인수인이 채권자에 대하여 채무자의 채무를 승인한 경우, 시효중단 사유가 되는 채무승인의 효력이 발생하는지 여부
  10. 제3자의 보증적 채무인수가 있는 때의 이행최고의 상대방
  11. 채무자의 의사에 반하는 채무인수
  12. 중첩적 채무인수에서의 채권자의 승낙
  13. 채무인수가 면책적인 것인지 병존적인 것인지 불분명할 경우
  14. 이행인수인에 대한 채무 이행 청구
  15. 채무인수의 방법

Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).