LegalPost

Guide sur les infractions prévues par la loi sur la répression des chèques sans provision

Basé sur 31 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.

Le seul fait qu’un chèque soit sans provision ne suffit pas à établir immédiatement une responsabilité pénale. Il faut examiner si l’émetteur avait prévu le rejet du paiement au moment de l’émission, si le motif du rejet est prévu par la loi et si le chèque a été restitué, entre autres éléments.

En un coup d’œil

Personnes concernées → Émetteur du chèque → Porteur du chèque → Un chèque émis est rejeté à sa présentation → Le motif du rejet est-il prévu par la loi ? → oui · loi sur la répression des chèques sans provision, article 2, paragraphe 2 → L’émetteur pouvait-il prévoir le défaut de paiement à l’émission ? → non · article 2, paragraphe 2 → L’infraction prévue au paragraphe 2 peut ne pas être constituée → oui → Le chèque a-t-il été restitué ou le porteur a-t-il clairement renoncé aux poursuites ? → non → oui · loi sur la répression des chèques sans provision, article 2, paragraphe 4 → Responsabilité pénale possible mais non automatique → Vérifier le cas du chèque en blanc → En principe, la loi s’applique aussi aux chèques en blanc avec des exceptions possibles → Vérifier ce qui a été remis au porteur → La consignation du montant ne vaut pas nécessairement restitution ni renonciation aux pou…

Points clés

  • L’émission d’un chèque irrégulier dans les cas prévus par la loi — par exemple sans contrat de chèque ou après une mesure de suspension des opérations — peut être punie. Il peut également y avoir infraction lorsque le chèque n’est pas payé à la date de présentation en raison d’un solde insuffisant, entre autres motifs (Loi sur la répression des chèques sans provision, article 2, paragraphes 1 et 2 (부정수표단속법 제2조 제1항·제2항)).
  • Si l’émetteur avait prévu, au moment de l’émission, que le chèque ne serait pas payé en raison d’un solde insuffisant, entre autres motifs, la responsabilité peut être engagée même si cette prévision était seulement éventuelle. Toutefois, sa responsabilité peut être écartée dans des cas exceptionnels où il n’avait pas prévu ce résultat ou avait des raisons légitimes de croire que le chèque ne serait pas présenté au paiement (arrêt de la Cour suprême du 30 septembre 2010, 2010도6490).
  • Les motifs de défaut de paiement sont limités à l’insuffisance de provisions, à une mesure de suspension des opérations, ou à la résiliation ou à la résolution du contrat de chèque. Si le paiement est rejeté pour un autre motif, l’infraction prévue à l’article 2, paragraphe 2, peut ne pas être constituée (arrêt de la Cour suprême du 26 octobre 2006, 2006도5147).
  • Il ne peut être engagé de poursuites pour les infractions prévues aux paragraphes 2 et 3 de l’article 2 si l’émetteur restitue le chèque ou, même s’il ne le restitue pas, si le porteur exprime clairement qu’il ne souhaite pas que l’émetteur soit puni. Si un coauteur restitue le chèque, cet effet peut également s’étendre aux autres coauteurs (Loi sur la répression des chèques sans provision, article 2, paragraphe 4 (부정수표단속법 제2조 제4항)).
  • La consignation, à titre de paiement, d’une somme équivalente au montant du chèque et sa réception par le porteur ne constituent pas nécessairement une restitution du chèque ni une déclaration indiquant que le porteur ne souhaite pas que l’émetteur soit puni (arrêt de la Cour suprême du 21 octobre 1994, 94도789).
  • En principe, la loi peut également s’appliquer aux chèques en blanc. Une exception peut toutefois être admise dans des circonstances particulières, lorsqu’il ressort notamment du but de l’émission et des stipulations contractuelles que le chèque ne pouvait pas être mis en circulation et qu’il était manifeste, dès son émission, qu’au moment de sa présentation ultérieure, les opérations seraient suspendues (arrêt de la Cour suprême du 26 décembre 2013, 2011도7185).
  • La personne qui complète un chèque en blanc ne devient pas, par ce seul acte, l’émetteur ou l’auteur du chèque. L’émetteur n’est pas responsable du montant qui dépasse les limites de son pouvoir de compléter le chèque, et un ajout effectué après l’expiration du délai de prescription de ce pouvoir peut ne pas être considéré comme régulier (arrêts de la Cour suprême du 8 septembre 1981, 81도1495, et du 27 novembre 2001, 2001도3184).

Questions fréquentes

Q. L’émetteur est-il automatiquement puni si le chèque est sans provision ?

Non. Pour qu’il y ait violation de l’article 2, paragraphe 2, le défaut de paiement doit être dû à l’un des motifs prévus par la loi, et il faut également déterminer si l’émetteur pouvait prévoir, au moment de l’émission, que le chèque ne serait pas payé. Le seul fait que le chèque soit sans provision ne suffit pas à établir sa responsabilité.

Cas 2, Cas 4, Cas 20, Cas 23

Q. J’ai prêté un chèque à quelqu’un et il est sans provision : qui est responsable ?

Selon les cas cités, la personne responsable est celle qui a émis ou établi le chèque ; la personne à qui le chèque a été prêté et qui en a fait la promesse n’engage pas à sa place sa responsabilité pénale. Il convient toutefois d’examiner séparément les conditions concrètes de responsabilité, notamment l’intention ou la négligence de l’émetteur.

Cas 5

Q. Le porteur avait promis de ne pas présenter le chèque : l’émetteur peut-il quand même être puni s’il est sans provision ?

En règle générale, cette promesse ou les circonstances de l’émission ne suffisent pas à écarter la responsabilité. Une appréciation différente peut être retenue dans des cas exceptionnels, par exemple si l’émetteur n’avait pas prévu, au moment de l’émission, que le chèque ne serait pas payé, ou s’il avait des raisons légitimes de croire que le chèque ne serait pas présenté au paiement.

Cas 2, Cas 20

Q. La consignation du montant d’un chèque sans provision permet-elle d’échapper à la responsabilité pénale ?

Selon les cas cités, même si le montant nominal du chèque a été consigné à titre de paiement et que le porteur l’a reçu, cela peut ne pas équivaloir à la restitution du chèque ni à une déclaration expresse du porteur indiquant qu’il ne souhaite pas que l’émetteur soit puni. Il n’est donc pas possible d’affirmer que la consignation, à elle seule, rend toute poursuite impossible.

Cas 1

Q. Si l’un des coauteurs restitue le chèque, les autres coauteurs ne peuvent-ils pas non plus faire l’objet de poursuites ?

Selon la jurisprudence citée, lorsque l’un des coauteurs restitue le chèque irrégulier, cet effet s’étend également aux autres coauteurs. Il est précisé que cela reste valable même si le coauteur qui a effectivement restitué le chèque souhaite que les autres coauteurs soient punis.

Cas 8, Cas 16

Q. Si le montant inscrit sur un chèque en blanc dépasse celui convenu et que le chèque est sans provision, l’émetteur est-il responsable de la totalité ?

Selon les cas cités, l’émetteur peut être tenu responsable dans les limites de son pouvoir de compléter le chèque en blanc, mais il n’est pas responsable, au titre de l’infraction de violation de la Loi sur la répression des chèques sans provision (부정수표단속법), du montant ajouté au-delà de ce pouvoir. Les seuls éléments de ce cas ne permettent pas de déterminer quelle responsabilité juridique distincte pourrait découler des actes de la personne ayant complété le chèque.

Cas 6, Cas 14

Q. L’émetteur peut-il être puni si un chèque dont la date d’émission est laissée en blanc ou corrigée ultérieurement est rejeté au paiement ?

Un cas cité indique que si le chèque est présenté alors que sa date d’émission n’a pas été complétée, la présentation peut ne pas être considérée comme une présentation régulière au paiement ; il peut donc être difficile de caractériser l’infraction prévue à l’article 2, paragraphe 2. En revanche, l’émetteur peut être tenu responsable s’il corrige légalement la date d’émission avec l’accord du porteur et que le chèque est présenté dans le délai de présentation calculé à partir de la date corrigée. L’appréciation peut être différente si la correction a été faite par un tiers sans l’accord ni l’autorisation de l’émetteur.

Cas 12, Cas 17, Cas 19

Q. Une fausse déclaration concernant la perte d’un chèque constitue-t-elle une violation de la loi sur la répression des chèques sans provision ?

Une fausse déclaration faite à un établissement financier dans le but d’éviter le paiement du chèque ou une mesure de suspension des opérations peut constituer une violation de l’article 4 de la Loi sur la répression des chèques sans provision (부정수표단속법). Il faut apporter une preuve positive que la déclaration est contraire à la réalité objective. Selon les cas cités, une personne qui n’est pas désignée comme émetteur, telle qu’un prête-nom, ne peut pas être l’auteur de l’infraction prévue à l’article 4.

Cas 10, Cas 18, Cas 25

Textes applicables

  • Loi sur la répression des chèques sans provision, article 2, paragraphes 1, 2, 3 et 4 (부정수표단속법 제2조 제1항·제2항·제3항·제4항)
  • Loi sur la répression des chèques sans provision, article 3 (부정수표단속법 제3조)
  • Loi sur la répression des chèques sans provision, article 4 (부정수표단속법 제4조)
  • Loi sur la répression des chèques sans provision, article 5 (부정수표단속법 제5조)
  • Loi sur les chèques, article 3 (수표법 제3조)
  • Loi sur les chèques, article 51 (수표법 제51조)
  • Loi bancaire, article 1 (은행법 제1조)
  • Décret d’application de la Loi sur la répression des chèques sans provision, article 2, paragraphe 1 (부정수표단속법 시행령 제2조 제1항)
  • Code de procédure pénale, article 310-2 (형사소송법 제310조의2)

Points de vigilance

  • Selon les cas cités, la restitution du chèque ou la déclaration indiquant que le porteur ne souhaite pas que l’émetteur soit puni doit intervenir avant le prononcé du jugement de première instance pour que l’effet empêchant les poursuites puisse être reconnu.
  • La consignation à titre de paiement ou le paiement du montant du chèque ne vaut pas, à lui seul, restitution du chèque ni déclaration expresse du porteur indiquant qu’il ne souhaite pas que l’émetteur soit puni.
  • La conclusion peut varier selon l’étendue du pouvoir de compléter un chèque en blanc, la prescription, le but de son émission et la possibilité qu’il soit mis en circulation.
  • Il faut vérifier le motif du rejet du chèque et les circonstances existant au moment de son émission ; le seul fait que le chèque soit sans provision ne permet pas de conclure à l’existence d’une infraction.

Cas sources

Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).

  1. 수표부도 후 변제공탁 한 경우 부정수표단속법 위반 여부
  2. 수표가 지급거절된 경우에도 처벌되지 않는 경우
  3. 백지수표가 부도가 났더라도 예외적으로 부정수표단속법위반죄가 성립하지 않는 경우
  4. 부도수표를 회수할 경우 형사책임을 면할 수 있는지
  5. 빌려준 당좌수표 부도처리 시 부정수표단속법위반의 책임자
  6. 백지수표가 부도난 경우 부정수표단속법 위반 여부
  7. 백지보충권 소멸시효 완성 후 보충된 수표 부도된 때 처벌 여부
  8. 부정수표가 부정수표가공범에 의하여 회수된 경우, 그 공범이 다른 공범자의 처벌을 원하는 경우에도 공소를 제기할 수 없는지 여부...
  9. 부정수표단속법 2조 1항 2호 소정의 "금융기관"의 범위
  10. 수표발행자가 피사취신고를 한 경우 부정수표단속법 위반 여부
  11. 백지수표를 보충한 자도 부정수표단속법 위반으로 처벌되는지
  12. 백지 보충없이 지급제시가 있을 경우 그 수표의 발행행위가 부정수표단속법 제2조 제2항 위반죄를 구성하는지 여부
  13. 발행한도액 초과한 가계수표가 부도된 경우 형사처벌
  14. 백지보충권의 범위를 넘은 금액에 대해 책임을 지는지 여부
  15. 타인의 기망에 의하여 발행된 수표가 부도된 경우 부정수표단속법 제2조제2항에 해당여부
  16. 공범이 부정수표를 회수한 경우 처벌되는지 여부
  17. 발행일의 정정과 부도수표 여부 (2)
  18. 수표금액의 지급 또는 거래정지처분 면탈 목적의 허위신고의 요건
  19. 발행일의 정정과 부도수표 여부 (1)
  20. 수표부도의 고의
  21. 부도수표 사본의 증거능력
  22. 백지수표의 위조와 벌금액
  23. 수표부도의 사유는 제한적인지
  24. 부정수표단속법위반죄와 무고죄의 죄수관계
  25. 명의차용인도 부정수표 단속법 제4조 위반죄의 주체가 될 수 있는지

Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).