Guide sur l’indemnisation et la restitution des cadeaux en cas de rupture des fiançailles
Basé sur 14 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.
Les fiançailles résultent de l’accord des personnes qui souhaitent se marier, et cet accord peut également être tacite. Il est possible de rompre les fiançailles, mais une rupture sans motif légitime ou la rupture de la relation pour une raison imputable à l’autre partie peut donner lieu à une demande d’indemnisation. Le traitement des cadeaux de fiançailles et des biens achetés pour préparer le mariage dépend de la responsabilité de chacun et de la propriété des biens.
En un coup d’œil

Points clés
- Les fiançailles résultent de l’accord des personnes qui ont l’intention de se marier. Elles peuvent être établies par une promesse expresse, mais aussi tacitement, notamment par le comportement des parties au cours de leur relation (cas 13).
- Il est possible de rompre les fiançailles en faisant connaître sa volonté à l’autre partie, mais si une faute est imputable à la personne qui les rompt, celle-ci peut être tenue d’indemniser l’autre partie (Code civil coréen, articles 803 à 806 (민법 제803조 내지 제806조), cas 7).
- Après les fiançailles, une fausse déclaration importante, des relations sexuelles avec une autre personne, ou le refus ou le report du mariage sans motif légitime peuvent constituer des motifs de rupture des fiançailles (Code civil coréen, article 804 (민법 제804조), cas 2, 3, 10 et 14).
- La partie responsable de la rupture des fiançailles peut être tenue d’indemniser l’autre partie pour ses préjudices matériels et moraux. Même si la cérémonie de mariage et le voyage de noces ont eu lieu sans que la vie commune conjugale commence, une demande de dommages-intérêts pour préjudice moral peut être admise si la rupture est imputable à l’une des parties (Code civil coréen, article 806 (민법 제806조), cas 5 et 6).
- Les cadeaux de fiançailles ont une nature proche d’une donation consentie sous réserve de la célébration du mariage. Si aucune des parties n’est responsable, ou si une faute est imputable aux deux, leur restitution peut être demandée. Si une seule partie est responsable, elle ne peut pas réclamer la restitution des cadeaux qu’elle a offerts (Code civil coréen, article 741 (민법 제741조), cas 1 et 11).
- Si le mariage a été célébré et a duré une période considérable, la restitution des cadeaux de fiançailles ne peut, sauf circonstances particulières, être demandée même si le mariage prend fin par la suite (cas 1 et 11).
- Les meubles et objets ménagers achetés par une personne pour préparer le mariage peuvent lui appartenir. Si l’autre partie les détient, leur restitution peut être demandée sur le fondement du droit de propriété, plutôt qu’au titre de dommages-intérêts (cas 9).
Questions fréquentes
Q. Les fiançailles peuvent-elles être établies même si nous n’avons pas clairement dit que nous voulions nous marier ?
L’accord sur l’intention de se fiancer peut être explicite ou tacite. Les fiançailles peuvent être considérées comme établies si le comportement des parties au cours de leur relation et la poursuite de leurs relations sexuelles expriment leur intention de se marier et font naître chez l’autre une confiance légitime dans la réalisation du mariage.
Q. Faut-il nécessairement un motif prévu par la loi pour rompre des fiançailles ?
Selon les cas cités, une partie peut rompre les fiançailles en faisant connaître sa volonté à l’autre, qu’il existe ou non un motif légal de rupture. Toutefois, si elle les rompt sans motif légitime et qu’une faute lui est imputable, elle peut être tenue d’indemniser l’autre partie.
Q. Si mon fiancé ou ma fiancée a menti sur son niveau d’études ou sa profession, puis-je rompre les fiançailles et demander des dommages-intérêts pour préjudice moral ?
Le fait de mentir sur des éléments ayant une incidence majeure sur la décision de se marier, tels que le niveau d’études, l’expérience professionnelle ou la profession, peut être considéré comme un motif grave rompant la confiance. Si les fiançailles prennent fin pour cette raison et que la personne concernée subit un préjudice moral, elle peut demander des dommages-intérêts pour préjudice moral. Toutefois, si une faute est également retenue à l’encontre de l’autre partie parce qu’elle n’a pas procédé aux vérifications nécessaires, le montant de l’indemnisation peut être réduit.
Q. Puis-je rompre les fiançailles si mon fiancé ou ma fiancée ne cesse de repousser le mariage sans raison particulière ?
Le refus de se marier sans motif légitime ou le report du mariage peut constituer un motif de rupture des fiançailles. L’existence d’un motif légitime doit être appréciée au cas par cas.
Q. Mon fiancé ou ma fiancée peut-il ou elle rompre les fiançailles en invoquant son handicap visuel ?
Selon la décision citée, une déficience visuelle faible qui ne gêne pas considérablement la vie quotidienne ne constitue pas une maladie incurable justifiant la rupture des fiançailles. La seule existence d’un handicap visuel ne constitue donc pas toujours un motif légitime de rupture.
Q. Puis-je demander des dommages-intérêts si mon fiancé ou ma fiancée a eu une relation avec une autre personne ?
Le fait d’avoir des relations sexuelles avec une autre personne après les fiançailles peut constituer un motif de rupture. La partie à qui cette faute est imputable peut être tenue d’indemniser l’autre partie pour les préjudices matériels et moraux subis. La question de l’indemnisation à la suite de la rupture des fiançailles est tranchée en fonction de l’existence d’une faute de l’autre partie.
Q. Puis-je demander des dommages-intérêts pour préjudice moral si la relation a pris fin après la cérémonie de mariage et le voyage de noces ?
Même si la cérémonie de mariage et le voyage de noces ont eu lieu, le mariage ne peut être considéré comme pleinement réalisé si la vie commune conjugale n’a pas commencé. Toutefois, si la relation a pris fin à ce stade pour une raison imputable à l’une des parties, l’autre peut demander réparation de son préjudice moral, comme en cas de rupture abusive d’une union de fait.
Q. En cas de rupture des fiançailles, faut-il toujours rendre les cadeaux de fiançailles ?
La restitution des cadeaux de fiançailles dépend de la responsabilité de chacun dans la rupture et de la question de savoir si le mariage a effectivement été célébré et s’est poursuivi. Si une seule partie est responsable de la rupture, elle ne peut pas réclamer à l’autre la restitution des cadeaux qu’elle lui a elle-même offerts. Si le mariage a duré une période considérable, la restitution ne peut, sauf circonstances particulières, être demandée.
Q. En cas de rupture des fiançailles, puis-je aussi obtenir le remboursement des meubles et appareils électroniques achetés ?
Les meubles et objets ménagers achetés pour préparer le mariage peuvent rester la propriété de la personne qui en a payé le prix. Si l’autre partie les détient, leur restitution peut être demandée. Une décision citée a estimé qu’il n’était pas possible de réclamer à titre de dommages-intérêts le prix d’achat d’objets qui appartiennent toujours à la personne qui les a achetés.
Q. Si une infidélité antérieure au mariage est découverte plus tard, puis-je divorcer pour ce seul motif ?
Selon la décision citée, une infidélité commise pendant les fiançailles, avant le mariage, ne constitue pas à elle seule un motif de divorce judiciaire fondé sur l’infidélité d’un époux. La solution peut toutefois être différente si les circonstances constituent également un motif de divorce distinct.
Textes applicables
- Code civil coréen, article 741 (민법 제741조)
- Code civil coréen, article 803 (민법 제803조)
- Code civil coréen, article 804 (민법 제804조)
- Code civil coréen, article 806 (민법 제806조)
- Code civil coréen, article 840 (민법 제840조)
Points de vigilance
- La question de savoir si les fiançailles ont été établies et si leur rupture est justifiée dépend du contenu concret de l’accord et du comportement des parties.
- Le fait de pouvoir rompre les fiançailles et celui de ne pas être tenu d’indemniser l’autre partie sont deux questions distinctes. Il faut examiner si une faute est imputable à la personne qui rompt.
- Il convient de distinguer la restitution des cadeaux de fiançailles des dommages-intérêts. Pour les biens achetés en vue du mariage, il ne faut pas confondre la restitution fondée sur le droit de propriété et l’indemnisation.
- Si le mariage a été célébré et a duré une période considérable avant de prendre fin, les règles de restitution des cadeaux peuvent différer de celles applicables à la rupture des fiançailles.
Cas sources
Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).
- 약혼예물수수(授受)의 법적성질 및 그 소유권의 귀속관계
- 약혼 시 학력 등을 속인 당사자의 책임
- 약혼자가 학력·직장경력을 속인 경우 약혼해제사유인지
- 약혼의 해제사유2
- 약혼의 파탄에 대한 책임
- 약혼 부당파기에 따른 위자료 청구 가부
- 약혼자가 사기죄로 징역형을 선고받은 경우 약혼해제사유인지
- 약혼해제사유에 해당하는지 여부
- 약혼해제 시, 가재도구 구입비용을 상대방에게 손해배상으로 청구할 수 있는지 여부
- 약혼의 해제사유1
- 파혼에 따른 손해배상 및 약혼예물 등의 반환
- 약혼 단계에서의 부정과 이혼
- 묵시적 합의에 의한 약혼 성립 인정여부
- 약혼해제에 따른 위자료 청구 가부
Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).
