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Infractions relatives aux jeux de hasard et aux loteries : quand sont-elles punissables ?

Basé sur 13 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.

Le délit de jeu peut être constitué lorsqu’une personne mise de l’argent ou un autre avantage patrimonial sur une partie dont elle ne peut prévoir ou maîtriser avec certitude l’issue, même si les compétences sportives influent sur le résultat. L’appréciation dépend toutefois des circonstances concrètes, notamment du caractère occasionnel du jeu, de l’organisation ou de l’ouverture d’un lieu de jeu et de l’existence d’une habitude de jouer.

En un coup d’œil

Personnes concernées → Joueur → Organisateur d’un site ou lieu → Participants à une loterie → Mise, jeu ou loterie avec gain ou perte → Une mise est-elle engagée et le hasard intervient-il ? → oui — art. 246, § 1 → non → Un lieu de jeu lucratif est-il ouvert, ou une loterie organisée ? → oui — art. 247 ou 248 → S’agit-il d’un simple divertissement occasionnel ? → oui → Infraction possible selon les circonstances → Divertissement occasionnel : pas forcément punissable → Évaluer motifs, durée, ampleur et situation des joueurs → Vérifier l’organisation, le profit et les échanges → Examiner habitude, rôle, revenus et casino étranger → Circonstances du jeu → Organisation et nature du jeu → Habitude et rôle de chacun

Points clés

  • Le jeu de hasard consiste à miser des biens et à se disputer leur gain ou leur perte dans le cadre d’une partie dont l’issue dépend du hasard. Même si les compétences ou les capacités influent sur le résultat, le délit de jeu peut être constitué dès lors qu’une part, même minime, de hasard intervient (Code pénal, article 246, paragraphe 1 (형법 제246조 제1항) ; Cour suprême, arrêt du 23 octobre 2008, n° 2006도736).
  • Même un pari de faible montant entre amis peut constituer un jeu de hasard, mais les faits peuvent ne pas être punissables s’ils relèvent d’un simple divertissement occasionnel. L’appréciation tient compte, dans leur ensemble, de la profession et de la situation patrimoniale des participants, des circonstances et des motifs du jeu, ainsi que de sa durée et de son ampleur (Code pénal, article 246, paragraphe 1 (형법 제246조 제1항) ; Cour suprême, arrêt du 9 février 1990, n° 89도1992).
  • Le Code pénal peut s’appliquer aux ressortissants coréens ayant joué dans un casino à l’étranger, et le fait que l’accès au casino soit autorisé ne suffit pas à éviter une peine. Toutefois, les jeux pratiqués dans un casino dont l’accès est autorisé par la loi peuvent faire l’objet d’un traitement distinct ; il convient également d’examiner s’ils relèvent d’un simple divertissement occasionnel (Code pénal, article 3 (형법 제3조) ; Cour suprême, arrêt du 23 avril 2004, n° 2002도2518).
  • L’ouverture, dans un but lucratif, d’un lieu ou d’un espace destiné aux jeux de hasard peut constituer le délit d’ouverture d’un lieu de jeu. Le but d’obtenir un avantage indirect peut être reconnu même si l’auteur n’a pas tiré directement de profit, et il n’est pas nécessaire qu’il ait effectivement réalisé un bénéfice (Code pénal, article 247 (형법 제247조) ; Cour suprême, arrêt du 12 avril 2002, n° 2001도5802).
  • Un employé à temps partiel qui participe aux activités d’un site tout en sachant qu’il s’agit d’une activité d’organisation de jeux de hasard peut voir sa responsabilité engagée. Selon son degré de participation, sa responsabilité comme coauteur ou complice peut être en cause ; le seul fait d’avoir travaillé à temps partiel ne l’exonère pas. Toutefois, le degré de participation et les revenus perçus peuvent être pris en compte comme circonstances atténuantes (cas 1).
  • Dès lors qu’un site de jeux d’argent permet à ses utilisateurs d’échanger des biens ou de l’argent entre eux, le délit d’ouverture d’un lieu de jeu peut être consommé, que des utilisateurs s’y soient ou non effectivement connectés pour jouer (Code pénal, article 247 (형법 제247조) ; Cour suprême, arrêt du 10 décembre 2009, n° 2008도5282).
  • Une loterie consiste à émettre des titres déterminés afin de recueillir de l’argent ou d’autres biens auprès d’un grand nombre de personnes, puis à accorder un gain à certaines d’entre elles et à faire subir une perte aux autres participants par un procédé aléatoire tel qu’un tirage au sort. L’ajout d’une fonction publicitaire ou la prise en charge des pertes par une autre entreprise ne fait pas nécessairement disparaître cette nature (Code pénal, article 248 (형법 제248조) ; Cour suprême, arrêt du 26 décembre 2003, n° 2003도5433).
  • L’habitude de jouer est une caractéristique de la personne qui consiste à jouer de manière répétée. Elle peut être reconnue au regard des méthodes de jeu, de leur fréquence et des mises, même en l’absence d’antécédents judiciaires en matière de jeu. Une personne ayant l’habitude de jouer peut également commettre le délit d’aide à un jeu habituel si elle apporte son aide, même une seule fois, au jeu d’une autre personne (Code pénal, article 246, paragraphe 2 (형법 제246조 제2항) ; Cour suprême, arrêt du 11 juillet 1995, n° 95도955 ; Cour suprême, arrêt du 24 avril 1984, n° 84도195).

Questions fréquentes

Q. Un pari au golf ou au badminton, où le niveau compte beaucoup, peut-il aussi constituer un délit de jeu ?

C’est possible. Même si le niveau des joueurs influe sur l’issue, le délit de jeu peut être constitué dès lors qu’il est impossible de prévoir avec certitude ou de maîtriser librement le résultat de chaque partie et qu’une part de hasard intervient.

Cas 2, Cas 3

Q. Peut-on être puni si l’on joue au go-stop pour de petites sommes entre amis ?

Si de l’argent a été misé, il peut s’agir d’un jeu de hasard, mais les faits peuvent ne pas être punissables s’ils relèvent d’un simple divertissement occasionnel. La seule existence d’un lien d’amitié n’est pas déterminante : l’appréciation tient compte, dans leur ensemble, du montant, de la fréquence, de la durée, des circonstances dans lesquelles le jeu a eu lieu et de la situation des participants.

Cas 5, Cas 7

Q. Peut-on être puni pour avoir joué dans un casino à l’étranger auquel on pouvait légalement accéder ?

C’est possible. Le fait de pouvoir entrer dans un casino à l’étranger ou le fait que les jeux d’argent ne soient pas punis dans le pays concerné ne suffit pas à rendre le comportement licite au regard du Code pénal coréen. Il convient d’examiner séparément le cas des casinos dont l’accès est autorisé par la loi et la question de savoir si les faits relèvent d’un simple divertissement occasionnel.

Cas 4

Q. Peut-on être puni même si l’on n’a fait qu’un petit boulot sur un site de jeux d’argent ?

Si la personne savait qu’elle participait aux activités d’un site de jeux d’argent et y a pris part dans le cadre de son travail, elle ne peut pas nécessairement échapper à sa responsabilité au seul motif qu’elle était employée comme intérimaire ou à temps partiel. Selon le rôle concret joué, sa responsabilité comme coauteur ou complice peut être engagée. Le degré de participation et le salaire perçu peuvent être pris en compte comme circonstances atténuantes.

Cas 1

Q. Le délit d’ouverture d’un lieu de jeu n’est-il pas constitué si le site a été créé, mais qu’aucun utilisateur n’y a réellement joué ?

Si le site a été créé pour permettre aux utilisateurs d’échanger des biens ou de l’argent entre eux, le délit d’ouverture d’un lieu de jeu peut être consommé, que des utilisateurs aient ou non effectivement joué. Il faut toutefois distinguer la simple étape du projet de création du site d’un état dans lequel il est effectivement possible d’y jouer.

Cas 12

Q. Un lieu de pêche ou un cybercafé pour adultes peut-il aussi être considéré comme un lieu de jeu ?

Le délit d’ouverture d’un lieu de jeu peut être en cause si, dans un but lucratif, des gains patrimoniaux tels que des bons d’achat sont remis aux clients en fonction d’un résultat aléatoire, ou si des commissions sont perçues en proposant des jeux d’argent en ligne ainsi que le rechargement et l’échange de monnaie virtuelle de jeu. L’appréciation porte notamment sur la nature et les modalités des frais ou des prix, ainsi que sur les autres caractéristiques concrètes de l’activité.

Cas 8, Cas 10

Q. Une personne qui a perdu de l’argent après avoir été piégée par une escroquerie au jeu peut-elle aussi être punie pour jeu de hasard ?

Dans une affaire, il a été jugé que le délit de jeu n’était pas constitué à l’égard de la victime d’une escroquerie au jeu, car le résultat était contrôlé par le procédé frauduleux et l’aléa faisait défaut. Les personnes ayant participé à l’escroquerie au jeu peuvent être punies pour escroquerie, et non pour jeu de hasard.

Cas 9

Q. Le délit de jeu habituel peut-il être constitué même sans antécédent de jeu ?

Oui, c’est possible. Les antécédents judiciaires et le nombre de fois où la personne a joué ne sont que quelques-uns des éléments pris en compte. L’habitude de jouer peut être reconnue au regard de plusieurs circonstances, telles que la nature et les modalités du jeu, le montant des mises et l’attitude de la personne impliquée.

Cas 11

Q. Peut-on engager ma responsabilité au titre des produits du crime même si je n’ai pas personnellement conservé l’argent gagné au jeu ?

Si une personne a reçu de l’argent sur un compte bancaire ouvert au nom d’un tiers tout en sachant qu’il provenait d’une infraction, sa responsabilité peut être engagée du fait de la réception effective, même si elle n’en a pas tiré directement profit. Dans une affaire, il a été expliqué que la responsabilité de la personne ayant effectivement reçu les fonds ne disparaît pas du seul fait que son acte était lié aux activités de l’employeur.

Cas 1

Textes applicables

  • Code pénal, article 3 (형법 제3조)
  • Code pénal, article 246, paragraphes 1 et 2 (형법 제246조 제1항 및 제2항)
  • Code pénal, article 247 (형법 제247조)
  • Code pénal, article 248 (형법 제248조)
  • Loi sur la réglementation et la répression du blanchiment des produits du crime, article 4 (범죄수익은닉의 규제 및 처벌 등에 관한 법률 제4조)

Points de vigilance

  • Le fait d’avoir misé de l’argent ne conduit pas nécessairement à la même conclusion dans tous les cas. Pour déterminer si le jeu relève d’un simple divertissement occasionnel, il faut examiner conjointement sa durée, son ampleur et les diverses circonstances propres aux participants.
  • Le fait que les compétences sportives influent sur l’issue ne suffit pas à exclure le délit de jeu. Il est important de savoir si le résultat pouvait être prévu ou maîtrisé avec certitude et si une part de hasard intervenait.
  • Pour la création d’un site de jeux d’argent, la question peut être de savoir si le site permettait des échanges de biens ou d’argent entre utilisateurs, plutôt que de déterminer si ceux-ci y ont effectivement joué.
  • La responsabilité ne peut être déterminée au seul motif que la personne travaillait à temps partiel, qu’elle avait ou non des antécédents judiciaires en matière de jeu, ou qu’elle en a ou non tiré un profit direct. Il faut examiner le rôle joué et les faits concrets.

Cas sources

Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).

  1. 아르바이트 학생의 도박개장죄 등 처벌 여부
  2. 도박죄에서의 ‘우연성’의 의미
  3. 배드민턴경기를 하면서 내기를 하는 경우 도박죄가 성립하는지 여부
  4. 해외여행 중 외국의 카지노에서 도박한 경우, 도박죄의 성립여부
  5. 친구들과 심심풀이 고스톱을 한 경우 도박죄가 성립하는지 여부
  6. 광고복권이 복표발매죄에 해당하는지 여부
  7. 친구들끼리 화투를 친 경우 도박죄가 성립하는지 여부
  8. 유료낚시터가 도박개장죄의 장소가 되는지 여부
  9. 사기도박의 피해자에게도 도박죄가 성립하는지 여부
  10. 성인피시방이 도박개장죄의 장소가 되는지 여부
  11. 도박전과가 없는 사람에게도 상습도박죄가 성립하는지 여부
  12. 도박개장죄의 기수 시기
  13. 상습도박방조죄의 상습의 의미

Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).