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Guide du contrat de mandat : obligations, honoraires, résiliation et dommages-intérêts

Basé sur 40 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.

Le contenu du contrat de mandat est fixé par accord entre les parties, et le mandataire doit traiter les affaires conformément à l’objet du mandat et avec la diligence d’un administrateur prudent. L’appréciation des honoraires, de la résiliation et de l’éventuelle responsabilité en dommages-intérêts tient compte à la fois des stipulations convenues, du travail effectivement accompli et des circonstances dans lesquelles le contrat a pris fin.

En un coup d’œil

Mandant et mandataire → Mandant → Mandataire → Une mission est confiée, puis le contrat est exécuté ou prend fin → Le mandataire a-t-il respecté la mission et la diligence requise ? → oui → non — articles 390 et 391 du Code civil → Une convention expresse ou tacite d’honoraires est-elle établie ? → non — article 686 du Code civil → La résiliation a-t-elle eu lieu à un moment défavorable sans motif impérieux ? → oui — article 689 du Code civil → non → Une indemnisation peut être due si un manquement a causé un préjudice → Les honoraires et le règlement dépendent de l’accord et de l’exécution → Vérifier le lien de causalité, la faute du mandant et les circonstances → Lien de causalité et circonstances concrètes → Vérifier les explications, conseils ou mesures de protection attendus → Mission confiée et risques prévisibles → Évaluer le montant raisonnable et le travail déjà accompli → Effo…

Points clés

  • Le mandat est formé lorsqu’une partie charge l’autre de traiter une affaire et que celle-ci accepte. Le mandataire doit exécuter sa mission conformément à l’objet du mandat et avec la diligence d’un administrateur prudent (Code civil, articles 680 et 681 (민법 제680조, 제681조)).
  • Les obligations du mandataire peuvent ne pas se limiter à accomplir les démarches qui lui ont été demandées. Dans le cadre d’une mission spécialisée, s’il est possible de prévoir un résultat défavorable ou qu’un choix s’impose, le mandataire peut être tenu d’expliquer la situation, de conseiller le mandant ou de prendre des mesures pour protéger ses droits (affaires 4, 7 et 18).
  • Si le mandataire manque à son obligation de diligence et cause un préjudice, sa responsabilité en dommages-intérêts peut être engagée. Il convient toutefois d’examiner également le lien de causalité entre le préjudice et le manquement, la faute du mandant et les autres circonstances concrètes (Code civil, articles 390 et 391 (민법 제390조, 제391조) ; affaires 2, 5, 10 et 20).
  • Le mandat est en principe un contrat conclu à titre gratuit ; une convention est donc nécessaire pour réclamer des honoraires. Toutefois, dans le cadre d’un mandat confié à un avocat, une convention tacite d’honoraires peut être reconnue en l’absence de circonstances particulières, telles qu’un accord prévoyant une mission gratuite. Le montant peut être déterminé en tenant compte de la difficulté de l’affaire, des efforts déployés et du bénéfice obtenu par le client (Code civil, article 686 (민법 제686조) ; affaire 16).
  • En principe, les honoraires convenus peuvent être réclamés. Toutefois, s’ils sont déraisonnablement élevés en raison de circonstances particulières, ils peuvent être limités à un montant raisonnable conformément aux principes de bonne foi et d’équité (affaires 14 et 16).
  • Chaque partie peut résilier le contrat de mandat à tout moment. Toutefois, si elle le résilie à un moment défavorable pour l’autre partie, sans motif impérieux, elle peut être tenue de réparer le préjudice qui aurait pu être évité si la résiliation était intervenue au moment opportun (Code civil, article 689 (민법 제689조) ; affaires 17 et 25).
  • Lorsque le contrat prend fin en cours d’exécution, les honoraires versés à l’ouverture du dossier ne sont pas toujours intégralement remboursés ni nécessairement acquis au mandataire. Le règlement de compte peut tenir compte du travail déjà accompli, des efforts déployés, du bénéfice obtenu par le client et des frais engagés (Code civil, article 686, paragraphe 3 (민법 제686조 제3항) ; affaires 9 et 11).
  • Le mandataire doit remettre au mandant les sommes ou les biens reçus dans le cadre du traitement de l’affaire confiée. Les avantages obtenus d’une manière portant atteinte à la relation de confiance inhérente au mandat peuvent également devoir être restitués (Code civil, article 684 (민법 제684조) ; affaire 23).

Questions fréquentes

Q. Puis-je obtenir une indemnisation si mon avocat laisse passer le délai d’appel ou ne m’informe pas de la possibilité de faire appel ?

Si le délai d’appel a été dépassé, un manquement du mandataire à son obligation de diligence peut être en cause. Même s’il n’a pas conseillé de faire appel, il peut être tenu d’expliquer la teneur du jugement et les chances de succès d’un appel. La possibilité et l’étendue d’une indemnisation s’apprécient toutefois au regard, notamment, du bénéfice qui aurait pu être obtenu en appel et du lien de causalité avec le préjudice.

Cas 5, Cas 18

Q. Le mandataire peut-il ne pas m’informer d’un risque important lié à la mission que je lui ai confiée ?

Si, au cours de l’exécution de la mission, il apparaît que les instructions du mandant risquent d’entraîner un résultat défavorable ou que des mesures sont nécessaires pour protéger ses droits, le mandataire peut être tenu de l’en informer, de le conseiller ou de prendre les mesures appropriées. L’étendue précise de cette obligation dépend de la mission confiée ainsi que des circonstances dont le mandataire avait connaissance ou qu’il pouvait prévoir à l’époque.

Cas 1, Cas 4, Cas 7, Cas 18

Q. Je n’ai pas fixé les honoraires à l’avance : dois-je payer la totalité du montant réclamé par l’avocat ?

Dans le cadre d’un mandat confié à un avocat, une convention tacite d’honoraires peut être reconnue, sauf circonstances particulières indiquant que la mission devait être accomplie gratuitement. Le montant réclamé n’est toutefois pas automatiquement admis dans son intégralité : il est possible de contester son caractère raisonnable au regard des circonstances et de la difficulté de l’affaire, des efforts déployés pour la traiter et du bénéfice obtenu par le client.

Cas 16

Q. Puis-je récupérer les honoraires versés à l’ouverture du dossier si le contrat de mandat prend fin en cours d’exécution ?

Les honoraires versés à l’ouverture du dossier peuvent couvrir non seulement les frais de traitement du dossier, mais aussi constituer une avance sur une partie des honoraires. Il est donc difficile d’affirmer qu’ils doivent être intégralement remboursés ou acquis au mandataire au seul motif que le contrat a pris fin. Le règlement de compte tient compte du travail effectivement accompli, des efforts déployés, du bénéfice obtenu par le client et des frais engagés. Des honoraires raisonnables peuvent également être reconnus lorsque les efforts du mandataire ont permis de parvenir à un accord en dehors du procès.

Cas 9

Q. La résiliation du contrat de mandat m’oblige-t-elle à indemniser l’autre partie ?

En principe, le mandat peut être résilié à tout moment, et le seul fait que l’autre partie ait subi un préjudice du fait de la résiliation n’engage pas la responsabilité de son auteur. Toutefois, si le mandat est résilié à un moment défavorable pour l’autre partie, sans motif impérieux, des dommages-intérêts peuvent être dus pour le préjudice qui aurait pu être évité si la résiliation était intervenue au moment opportun.

Cas 17, Cas 25

Q. Une convention d’honoraires de résultat conditionnée à une libération ou à un sursis à exécution de la peine est-elle valable dans une affaire pénale ?

L’arrêt de la Cour suprême siégeant en formation plénière cité dans l’exemple a jugé que les conventions d’honoraires de résultat pour une affaire pénale conclues après cet arrêt sont nulles, car elles contreviennent à l’article 103 du Code civil (민법 제103조). Selon l’exemple, il est difficile d’affirmer qu’une convention conclue avant l’arrêt est automatiquement nulle du seul fait de celui-ci.

Cas 19

Q. Si le mandataire a vendu le bien immobilier qui lui avait été confié à un prix bas, doit-il seulement restituer la somme effectivement perçue ?

Il n’est pas toujours suffisant de restituer uniquement le prix de vente effectivement perçu. Dans l’exemple, il a été jugé que, compte tenu notamment de l’objet du mandat et des circonstances de la transaction, le mandataire devait restituer au mandant une somme correspondant à la juste valeur du bien.

Cas 23

Q. Si l’avocat chargé de mon dossier quitte le cabinet, celui-ci peut-il réclamer une partie des honoraires de résultat ?

Dans l’exemple, il a été jugé que le cabinet d’avocats était responsable de la fin du contrat lorsque la relation de confiance avait été rompue parce que le client n’avait pas été suffisamment informé du départ de l’avocat chargé du dossier et de la manière dont le cabinet avait réagi. Le cabinet ne pouvait donc pas réclamer les honoraires de résultat calculés au prorata du travail déjà accompli. En pratique, il convient d’examiner à la fois les stipulations du contrat et les circonstances de sa cessation.

Cas 11

Textes applicables

  • Code civil, article 103 (민법 제103조)
  • Code civil, article 390 (민법 제390조)
  • Code civil, article 391 (민법 제391조)
  • Code civil, article 680 (민법 제680조)
  • Code civil, article 681 (민법 제681조)
  • Code civil, article 684 (민법 제684조)
  • Code civil, article 686 (민법 제686조)
  • Code civil, article 689 (민법 제689조)
  • Code civil, article 690 (민법 제690조)
  • Code civil, article 691 (민법 제691조)
  • Code civil, article 746 (민법 제746조)
  • Code de procédure civile, article 89 (민사소송법 제89조)
  • Code de procédure civile, article 90 (민사소송법 제90조)
  • Code de procédure civile, article 268 (민사소송법 제268조)
  • Loi sur les auxiliaires judiciaires, article 30 (법무사법 제30조)

Points de vigilance

  • Le seul fait que le mandataire dispose du pouvoir de représentation en justice ne permet pas d’affirmer qu’il est nécessairement tenu, au titre du contrat de mandat, d’accomplir toutes les démarches relevant de ce pouvoir. Les obligations réelles doivent être déterminées au regard du contenu du contrat de mandat et des circonstances concrètes.
  • Lorsque le contrat de mandat prend fin en cours d’exécution, les honoraires et les frais peuvent être réglés en fonction du travail accompli. Il est donc préférable de ne pas présumer systématiquement que les honoraires versés à l’ouverture du dossier doivent être intégralement remboursés ou que la totalité des honoraires de résultat est due.
  • Pour obtenir des dommages-intérêts, il faut établir non seulement un manquement à une obligation, mais aussi le préjudice qui en résulte et le lien de causalité. Si le mandant a commis une faute ayant contribué à la survenance ou à l’aggravation du préjudice, celle-ci peut être prise en compte dans la détermination du montant de l’indemnisation.
  • Le contrat de mandat repose sur la confiance entre les parties et peut être résilié. Toutefois, une résiliation à un moment défavorable pour l’autre partie, sans motif impérieux, peut engager la responsabilité de son auteur en dommages-intérêts.

Cas sources

Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).

  1. 처분금지가처분의 필요성을 설명하지 않은 수임변호사의 책임
  2. 법무사 사무원이 채무자의 잘못된 말만 듣고 관련서류를 반환한 경우
  3. 임기만료 된 이사 등 퇴임이사의 긴급처리권
  4. 법무사의 등기신청 위임자에 대한 권리보호의무의 정도
  5. 수임변호사가 실수로 항소기간을 넘긴 경우 손해배상액 산정방법
  6. 쌍방 불출석으로 취하간주 되어도 약정한 성공보수금을 지급해야 하는지
  7. 아파트관리회사와 아파트입주자대표회의 사이의 법률관계
  8. 유료주차장에 도둑이 들어 주차된 차량이 도난당한 경우 주차장 책임
  9. 소송위임계약이 중도에 종료하거나 소제기가 불필요하게 된 경우 착수금의 반환
  10. 부동산중개업자의 주의의무
  11. 법률사무소에서 소송을 담당하던 변호사가 중간에 이직하여 법률사무소와의 위임계약을 해지한 경우 성공보수금을 지급하여야 하는지 여...
  12. 의사의 연명치료중단이 허용되는지 여부
  13. 연명치료 중단과 위임계약의 종료 여부
  14. 위임계약의 약정 보수액이 과다한 경우
  15. 지입계약 당사자들이 정한 지입계약의 해지사유 해석 방법
  16. 명시적 약정 없는 경우의 변호사보수는 어떻게 결정되는지
  17. 인수합병
  18. 위임사무처리의무
  19. 형사사건의 성공보수
  20. 공인중개사가 중개 사무를 해태하여 손해가 발생한 경우 손해배상 청구가 가능한지 여부
  21. 민법상 법인의 대표가 사임 후 후임 대표가 선출되지 않은 상태에서 위 법인을 대표한 행위의 효력
  22. 콘도와 공유제 회원 간의 법률관계가 위임에 해당하는지
  23. 매도를 위임받은 수임인의 반환 범위
  24. 투자일임계약에 의하여 고객의 자산을 관리하는 투자자문회사가 고객에 대하여 부담하는 선관주의의무의 내용
  25. 위임계약 해지의 자유 및 상대방이 불리한 시기에 해지 제한의 의미

Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).