LegalPost

Guide sur la formation, la nullité et l’annulation du mariage

Basé sur 66 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.

Le mariage est formé lorsque les parties conviennent de se marier légalement et procèdent à l’enregistrement du mariage prévu par la loi. Il peut être nul si l’intention de se marier faisait défaut au moment de l’enregistrement ; même en présence d’un motif d’annulation, tel qu’une fraude, il faut examiner les circonstances concrètes et les conditions légales applicables.

En un coup d’œil

Personnes concernées → Personne A → Personne B → Deux personnes veulent se marier et enregistrent leur mariage → Accord et enregistrement conformes à la loi ? → oui — Code civil, articles 812 et 815 → L’intention de se marier existe-t-elle au moment de l’enregistrement ? → non → Mariage non formé, nul ou annulable selon le cas → oui → La fraude porte-t-elle sur un élément essentiel ? → oui — Code civil, article 816, paragraphe 3 → Mariage formé, sous réserve des faits → Vérifier les règles applicables si une personne est étrangère → Loi nationale des parties et forme du mariage → Un autre objectif ne suffit pas à lui seul → Exemple : titre de séjour et intention réelle de se marier → Vérifier la situation concrète → Divorce déjà prononcé : intérêt à agir Bigamie : abus possible selon les faits

Points clés

  • L’accord des personnes qui souhaitent se marier et l’enregistrement du mariage conformément à la loi sont les conditions essentielles à la formation du mariage (Code civil, articles 812 et 815 (민법 제812조, 제815조)).
  • L’intention de se marier doit exister au moment de l’enregistrement. Même si les parties ont auparavant célébré un mariage et vécu ensemble, le mariage peut être nul si, après qu’elles sont convenues de mettre fin à leur union de fait, l’une d’elles l’enregistre à l’insu de l’autre (Cour suprême, arrêt du 28 juin 1996, 94므1089 ; Cour suprême, arrêt du 22 juillet 1986, 86므41).
  • Lorsqu’une personne enregistre le mariage alors que les parties vivent en union de fait, l’intention de se marier de l’autre personne peut être présumée, si elle n’est pas clairement établie, à partir des circonstances ayant conduit à la formation de cette union. L’appréciation tient notamment compte du fait que cette personne ait expressément retiré son intention de se marier ou que les parties soient convenues de mettre fin à leur union de fait (Cour suprême, arrêt du 11 avril 2000, 99므1329).
  • Le fait que le mariage ait également poursuivi un objectif autre que le mariage, comme l’obtention d’un titre de séjour, ne suffit pas à en faire automatiquement un mariage fictif et nul. Il importe de déterminer si cet objectif était incompatible avec une véritable intention de se marier (Tribunal du district nord de Séoul, arrêt du 19 février 2009, 2008노1702).
  • L’annulation pour fraude ne peut pas être retenue sur la seule base d’une simple exagération ou d’un silence. Il faut examiner si la tromperie porte sur un élément essentiel du mariage et tenir compte des circonstances concrètes, notamment des conditions de l’accouchement antérieur et de la nécessité de protéger la vie privée (Code civil, article 816, paragraphe 3 (민법 제816조 제3호) ; Cour suprême, arrêt du 18 février 2016, 2015므654, 661).
  • Même lorsqu’un mariage est contracté en Corée avec une personne étrangère, sa formation s’apprécie au regard de la loi nationale de chacune des parties et des règles relatives à la forme du mariage. La forme du mariage contracté en Corée par un ressortissant coréen avec une personne étrangère est régie par le droit coréen (Loi sur le droit international privé, article 36, paragraphes 1 et 2 (국제사법 제36조 제1항·제2항)).
  • Il est difficile de demander la constatation de la nullité d’un mariage déjà dissous par un divorce par consentement mutuel pour le seul motif que la mention du divorce dans le registre des relations familiales est gênante. La question est de savoir s’il existe un intérêt à agir, par exemple parce que la décision a une incidence directe sur la situation juridique actuelle (Cour suprême, arrêt du 28 février 1984, 82므67).
  • Une demande d’annulation d’un mariage bigame n’est pas automatiquement irrecevable au seul motif que le droit n’a pas été exercé pendant longtemps, mais elle peut être rejetée comme abusive selon les circonstances concrètes (Cour suprême, arrêt du 24 août 1993, 92므907).

Questions fréquentes

Q. Si nous avons célébré un mariage et vécu ensemble sans enregistrer notre mariage, sommes-nous légalement mariés ?

Si le mariage n’a pas été enregistré, la cérémonie de mariage et la vie commune ne suffisent pas à elles seules à établir un mariage légal. Toutefois, si les intéressés avaient l’intention de se marier et vivaient effectivement comme un couple marié, leur relation peut être reconnue comme une union de fait.

Cas 2, Cas 3

Q. Après notre séparation, mon ancienne partenaire ou mon ancien partenaire a enregistré notre mariage à mon insu. Puis-je en demander la nullité ?

Si les deux personnes n’étaient pas d’accord pour se marier au moment de l’enregistrement, il est possible de demander la nullité du mariage. Le fait que l’intention de se marier ait déjà été retirée, ou que les parties soient convenues de mettre fin à leur union de fait avant que l’autre personne ne procède à l’enregistrement sans consentement, est important pour l’appréciation de la situation.

Cas 3

Q. Notre mariage est-il nul si l’un de ses objectifs, au moment de l’enregistrement, était d’obtenir un titre de séjour ?

Le seul fait que le mariage poursuivait également un objectif autre que le mariage ne le rend pas automatiquement nul. Il faut examiner si cet objectif était à ce point incompatible avec une véritable intention de maintenir une relation conjugale durable.

Cas 20

Q. Puis-je faire annuler le mariage si mon conjoint ne m’a pas informé qu’il avait accouché par le passé ?

Le fait de ne pas avoir révélé avoir accouché par le passé ne constitue pas à lui seul un motif d’annulation du mariage. L’obligation d’informer et son éventuelle violation s’apprécient au regard de l’ensemble des circonstances, notamment les conditions de l’accouchement, la relation avec l’enfant, les responsabilités d’éducation et d’entretien, ainsi que les conséquences sur la vie privée et la réputation.

Cas 17

Q. Puis-je faire annuler le mariage si je découvre que mon conjoint a menti au sujet de son patrimoine ?

En cas de mensonge sur le patrimoine ou la capacité économique, il importe de déterminer s’il s’agit d’une tromperie portant sur un élément essentiel du mariage. Il faut examiner concrètement si, par exemple, une fausse déclaration délibérée a provoqué une erreur telle que la personne n’aurait pas contracté mariage ; une simple exagération ne suffit pas nécessairement à justifier l’annulation.

Cas 24

Q. Avoir des relations sexuelles après avoir intenté une action en annulation du mariage vaut-il confirmation du mariage ?

Le seul fait d’avoir eu des relations sexuelles après avoir intenté une action en annulation du mariage ne permet pas de conclure que la personne a confirmé la validité du mariage. La confirmation s’apprécie en fonction des circonstances concrètes, notamment la question de savoir si la personne, sachant qu’il existait un motif d’annulation, a manifesté sa volonté de maintenir le mariage.

Cas 24

Q. Puis-je invoquer la nullité d’un mariage dissous par divorce par consentement mutuel afin de faire supprimer la mention du divorce du registre des relations familiales ?

Le seul fait que la mention d’un divorce dans le registre soit gênante ne suffit pas à justifier une action visant à faire constater la nullité d’un mariage déjà dissous. Il importe de déterminer s’il existe un intérêt à agir, par exemple parce que la constatation de la nullité a une incidence directe et importante sur la situation juridique actuelle.

Cas 4

Q. Ne peut-on plus demander l’annulation d’un mariage pour bigamie après un long délai ?

Selon la jurisprudence, on ne peut pas conclure que le droit de demander l’annulation d’un mariage bigame s’éteint au seul motif qu’il n’a pas été exercé pendant une longue période. Toutefois, la demande peut être rejetée si, au vu des circonstances concrètes, elle constitue un abus de droit.

Cas 18

Textes applicables

  • Code civil, article 812 (민법 제812조)
  • Code civil, article 815 (민법 제815조)
  • Code civil, article 816, paragraphe 3 (민법 제816조 제3호)
  • Code civil, articles 819 à 823 (민법 제819조 내지 제823조)
  • Loi sur le droit international privé, article 36, paragraphes 1 et 2 (국제사법 제36조 제1항·제2항)
  • Loi sur l’enregistrement des relations familiales, article 104 (가족관계의 등록 등에 관한 법률 제104조)
  • Loi sur l’enregistrement des relations familiales, article 107 (가족관계의 등록 등에 관한 법률 제107조)
  • Décret d’application de la loi sur le contrôle de l’immigration, article 12 et annexe 1 (출입국관리법 시행령 제12조 별표 1)

Points de vigilance

  • Le seul fait que le mariage ait été enregistré ne signifie pas toujours que sa validité est définitivement établie. Il faut examiner si les parties avaient l’intention de se marier et étaient d’accord au moment de l’enregistrement.
  • Pour invoquer la nullité d’un mariage passé, il faut vérifier l’existence d’un intérêt juridique actuel, au-delà d’un simple souhait de rétablir sa réputation ou de supprimer une mention du registre.
  • L’existence d’une fraude ou d’un manquement à l’obligation d’informer dépend des faits de l’espèce. Il convient d’examiner concrètement la nature des informations dissimulées et leur incidence sur la décision de se marier.

Cas sources

Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).

  1. 외국인과의 사실혼 부당파기에 따른 손해배상청구권
  2. 사실혼관계를 일방적으로 파기한 자에 대한 손해배상청구권
  3. 당사자 쌍방의 자유의사에 의하지 아니한 혼인신고의 효력
  4. 이혼경력의 말소를 위하여 혼인무효확인청구를 할 수 있는지
  5. 법률상 배우자가 제3자와 부부생활을 하는 경우 사실혼으로 볼 수 있는지
  6. 동성(同性) 간의 사실혼관계가 성립가능한지 여부
  7. 교직원연금 수령을 위한 과거 사실혼관계존재확인청구권
  8. 사실혼 부당파기로 인한 손해배상청구권의 소멸시효 기산점
  9. 사실혼 부부의 재산분할시 취득세 특례세율이 적용되는지
  10. 사망한 사실혼배우자 명의 재산에 대한 공유지분권 청구방법
  11. 상처한 형부와 사실혼 관계인 처제가 유족연금을 지급받을 수 있는지
  12. 사실혼 관계가 3개월만에 파탄된 경우 결혼·예물비를 돌려받을 수 있는지
  13. 신혼여행 직후부터 혼인신고 없이 파탄된 경우 손해배상청구권
  14. 법률혼배우자의 장기 가출 중 발생한 동거관계도 사실혼인지
  15. 자동차보험금 수령을 위한 과거 사실혼관계존재확인청구권
  16. 사실혼관계에 있는 처에 대한 증여의 효과
  17. 혼인에서의 상대방에 대한 고지의무
  18. 중혼에 대한 취소청구권의 행사가부
  19. 사실혼 배우자에게 상속권이 인정되는지 여부
  20. 혼인 외의 목적을 가진 혼인의 유효성
  21. 아내가 남편 병원비를 위해 돈을 빌린 경우 남편의 법적책임
  22. 혼인 성립 여부의 판단 기준
  23. 부부 간의 재산약정
  24. 사기로 혼인을 취소하는 경우 및 그 추인
  25. 채무를 갚지 않는 지인과 사실혼 관계에 있는 처의 재산에 강제집행이 가능한지

Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).