Guide sur d’autres questions constitutionnelles et la procédure devant la Cour constitutionnelle
Basé sur 10 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.
Ce guide présente les principes fondamentaux de la révision et de l’indemnisation pénale après une décision d’inconstitutionnalité, les parties et les délais applicables au recours en règlement des conflits de compétences, ainsi que les procédures constitutionnelles relatives à la dissolution des partis politiques et à la destitution. Les personnes habilitées à saisir la Cour et les conditions variant selon la procédure, il convient d’examiner séparément chaque question.
En un coup d’œil

Points clés
- Une disposition législative pénale déclarée inconstitutionnelle perd en principe ses effets rétroactivement. Si elle a fait l’objet d’une décision antérieure de conformité à la Constitution, elle perd ses effets rétroactivement à compter du lendemain de cette décision (Loi sur la Cour constitutionnelle, article 47, paragraphe 3 (헌법재판소법 제47조 제3항)).
- Il est possible de demander la révision d’une condamnation définitive fondée sur une disposition pénale déclarée inconstitutionnelle (Loi sur la Cour constitutionnelle, article 47, paragraphe 4 (헌법재판소법 제47조 제4항)).
- Si la condamnation est devenue définitive après le lendemain d’une décision antérieure de conformité à la Constitution, l’affaire peut faire l’objet d’une révision même si l’infraction a été commise avant cette décision (Cour suprême, arrêt du 10 novembre 2016, 2015모1475).
- Lorsqu’une personne est acquittée à l’issue d’une révision, elle peut demander une indemnisation pénale pour la période de détention (Loi relative à l’indemnisation pénale et au rétablissement de l’honneur, article 5, paragraphe 1 (형사보상 및 명예회복에 관한 법률 제5조 제1항)).
- Le recours en règlement des conflits de compétences est une procédure dans laquelle les parties habilitées, telles que les organes de l’État ou les collectivités territoriales, invoquent une atteinte à leurs compétences ou un risque d’atteinte. Les particuliers ne peuvent pas le former.
- Le recours en règlement des conflits de compétences doit être formé dans les 60 jours à compter du jour où l’on a connaissance du motif du recours et dans les 180 jours à compter du jour où ce motif est survenu (Loi sur la Cour constitutionnelle, article 63, paragraphes 1 et 2 (헌법재판소법 제63조 제1항·제2항)).
- La dissolution d’un parti politique est demandée par le gouvernement. La Cour constitutionnelle examine si les objectifs ou les activités du parti sont contraires à l’ordre démocratique fondamental (Constitution, article 8, paragraphe 4 (헌법 제8조 제4항)).
- Il est possible de demander la révision d’une décision de dissolution d’un parti politique. Dans le cadre d’une procédure de destitution, la Cour constitutionnelle statue sur la révocation d’un titulaire de fonctions publiques après l’adoption par l’Assemblée nationale d’une motion de mise en accusation.
Questions fréquentes
Q. Peut-on demander la révision d’une condamnation pénale fondée sur une loi déclarée inconstitutionnelle ?
Il est possible de demander la révision d’une condamnation définitive fondée sur une disposition législative pénale déclarée inconstitutionnelle. Toutefois, lorsqu’une disposition a fait l’objet d’une décision antérieure de conformité à la Constitution, elle perd rétroactivement ses effets à compter du lendemain de cette décision. La date à laquelle la condamnation est devenue définitive peut donc influer sur la possibilité d’obtenir une révision.
Q. Peut-on demander la révision si l’infraction a été commise avant la décision de conformité à la Constitution ?
Selon la décision de la Cour suprême dans l’affaire concernée, même si l’infraction a été commise avant la décision antérieure de conformité à la Constitution, une demande de révision est possible si la condamnation est devenue définitive après le lendemain de cette décision. Pour déterminer si une affaire peut faire l’objet d’une révision, il faut examiner non seulement la date de l’infraction, mais aussi si la disposition, dont les effets ont été rétroactivement supprimés par la décision d’inconstitutionnalité, a été appliquée dans le jugement.
Q. Peut-on être indemnisé pour la période de détention après avoir été acquitté à l’issue d’une révision ?
Une personne qui a été détenue à la suite d’une condamnation pénale puis acquittée à l’issue d’une révision peut demander une indemnisation pénale. L’affaire indique qu’une indemnité d’un certain montant peut être obtenue pour la période de détention, sans toutefois en préciser le montant.
Q. Un particulier peut-il saisir la Cour constitutionnelle d’un recours en règlement des conflits de compétences contre un organe de l’État ou une collectivité territoriale ?
Un particulier ne peut pas saisir la Cour constitutionnelle d’un recours en règlement des conflits de compétences, car il n’est ni un organe de l’État ni une collectivité territoriale habilitée à être partie à cette procédure. Celle-ci permet à un organe de l’État ou à une collectivité territoriale d’invoquer une atteinte à ses compétences ou un risque d’atteinte.
Q. Un différend de compétences entre un surintendant de l’éducation et la collectivité territoriale concernée peut-il être réglé par un recours en règlement des conflits de compétences ?
Dans sa décision relative à l’affaire, la Cour constitutionnelle a considéré que le surintendant de l’éducation est un organe chargé de mettre en œuvre les affaires éducatives et culturelles de la ville ou de la province. Elle a donc jugé qu’un différend interne entre le surintendant de l’éducation et la collectivité territoriale concernée ne relevait pas de sa compétence en matière de règlement des conflits de compétences. Une telle demande peut par conséquent être déclarée irrecevable et rejetée.
Q. Quel est le délai pour saisir la Cour constitutionnelle d’un recours en règlement des conflits de compétences ?
La demande doit être présentée dans les 60 jours à compter du jour où l’on a connaissance du motif du recours et dans les 180 jours à compter du jour où ce motif est survenu. Selon l’affaire, une demande présentée après l’expiration de ces délais est rejetée comme irrecevable.
Q. Qui peut demander la dissolution d’un parti politique et quelles en sont les conséquences ?
Si les objectifs ou les activités d’un parti politique sont contraires à l’ordre démocratique fondamental, le gouvernement peut demander à la Cour constitutionnelle de prononcer sa dissolution. Si la dissolution est prononcée, l’enregistrement du parti est radié. Selon l’affaire, le représentant et les dirigeants du parti dissous ne peuvent créer un parti dont le programme ou les orientations fondamentales sont identiques ou similaires, et les biens du parti deviennent propriété de l’État.
Q. Peut-on demander la révision d’une décision de dissolution d’un parti politique ?
Dans sa décision relative à l’affaire, la Cour constitutionnelle a jugé que la révision devait également être admise à l’encontre d’une décision de dissolution d’un parti politique. Il n’est donc pas possible d’affirmer que la révision d’une telle décision est exclue.
Q. Si l’on perd un recours constitutionnel, l’État prend-il en charge les honoraires d’avocat ?
Selon la décision de la Cour constitutionnelle relative à l’affaire, les frais de procédure constitutionnelle pris en charge par l’État n’incluent pas les frais engagés par les parties, tels que les honoraires d’avocat. L’État ne peut donc pas être tenu de prendre en charge les honoraires d’avocat engagés pour présenter un recours constitutionnel.
Textes applicables
- Constitution, article 8, paragraphe 4 (헌법 제8조 제4항)
- Constitution, article 65, paragraphes 1, 3 et 4 (헌법 제65조 제1항·제3항·제4항)
- Constitution, article 111, paragraphe 1, point 4 (헌법 제111조 제1항 제4호)
- Constitution, article 113, paragraphe 1 (헌법 제113조 제1항)
- Constitution, article 117, paragraphe 2 (헌법 제117조 제2항)
- Loi sur la Cour constitutionnelle, article 23, paragraphe 2 (헌법재판소법 제23조 제2항)
- Loi sur la Cour constitutionnelle, article 47, paragraphes 3 et 4 (헌법재판소법 제47조 제3항·제4항)
- Loi sur la Cour constitutionnelle, article 54, paragraphe 2 (헌법재판소법 제54조 제2항)
- Loi sur la Cour constitutionnelle, article 55 (헌법재판소법 제55조)
- Loi sur la Cour constitutionnelle, article 62, paragraphe 1, point 3 (헌법재판소법 제62조 제1항 제3호)
- Loi sur la Cour constitutionnelle, article 63, paragraphes 1 et 2 (헌법재판소법 제63조 제1항·제2항)
- Loi sur la Cour constitutionnelle, article 66, paragraphe 2 (헌법재판소법 제66조 제2항)
- Loi sur la Cour constitutionnelle, article 67, paragraphe 2 (헌법재판소법 제67조 제2항)
- Loi relative à l’indemnisation pénale et au rétablissement de l’honneur, article 5, paragraphe 1 (형사보상 및 명예회복에 관한 법률 제5조 제1항)
- Loi relative à l’autonomie locale en matière d’éducation (지방교육자치에 관한 법률)
Points de vigilance
- Pour déterminer si une révision est possible après une décision d’inconstitutionnalité, il faut vérifier à la fois l’existence d’une décision antérieure de conformité à la Constitution et le fait que la condamnation pénale soit devenue définitive après le lendemain de cette décision.
- Les personnes habilitées à former un recours en règlement des conflits de compétences sont limitées. Il faut respecter les deux délais : 60 jours à compter du jour où l’on a connaissance du motif du recours et 180 jours à compter du jour où ce motif est survenu.
- La procédure de dissolution d’un parti politique et la procédure de destitution ont des personnes habilitées à agir et des modalités différentes. La première est engagée à la demande du gouvernement, tandis que la seconde commence par l’adoption par l’Assemblée nationale d’une motion de mise en accusation.
- Les résultats et conditions exposés dans l’affaire reposent sur la décision rendue dans ce cas particulier. Pour toute affaire concrète, les faits et les règles de procédure applicables doivent être vérifiés séparément.
Articles liés
Cas sources
Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).
Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).
