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Guide des litiges relatifs au prix des travaux et aux vices dans les contrats d’entreprise

Basé sur 74 cas de consultation · Mis à jour · Traduit de l’original coréen.

Dans les litiges relatifs aux contrats d’entreprise, il importe de déterminer si les travaux sont achevés, ce que prévoient le contrat et les accords conclus, ainsi que le moment où la créance a été exercée. Le prix des travaux, la résolution du contrat, le droit de rétention, la responsabilité pour les vices et les pénalités de retard obéissent chacun à des conditions et à des effets différents. Il faut donc examiner à la fois les faits et les documents contractuels.

En un coup d’œil

Parties au contrat → Entrepreneur → Maître de l’ouvrage → ① Travaux contestés : prix, achèvement ou remise du bâtiment → Travaux achevés selon les usages ? → Oui → Si les seuls problèmes restants sont des vices, le contrat ne peut en principe pas être résolu → Non → Contrat résolu en cours de travaux ? → Après résolution, le prix des travaux exécutés peut être réglé selon leur coût et celui des travaux restants → L’entrepreneur détient-il le bâtiment et sa créance est-elle exigible ? → Vérifier la possession effective et l’exigibilité de la créance → Vérifier l’étape prévue et l’achèvement selon les usages → Distinguer travaux inachevés et simples vices → Examiner les clauses et accords → Calculer les travaux réalisés et le coût des travaux restants → Contrôler les conditions de rétention

Points clés

  • Lorsque les travaux de construction ont été menés jusqu’à la dernière étape prévue et sont considérés comme achevés selon les usages sociaux, le contrat ne peut en principe pas être résolu si les problèmes restants ne constituent que des vices. Si les travaux ne sont pas achevés, les conditions de la résolution doivent être examinées (cas 1).
  • Si le contrat est résolu en cours de travaux, il est possible de régler le prix correspondant aux travaux exécutés. Le taux d’avancement est calculé sur la base du coût réel de la partie réalisée et du coût nécessaire pour achever la partie non exécutée (cas 1 et 22).
  • Même s’il n’a pas reçu le prix des travaux, l’entrepreneur doit détenir le bâtiment pour exercer un droit de rétention. Ce droit lui permet de refuser de remettre le bâtiment à l’acquéreur lors de la vente aux enchères, mais pas de réclamer à celui-ci le paiement du prix des travaux (cas 2 et 10).
  • L’obligation de l’entrepreneur de réparer les vices et celle du maître de l’ouvrage de payer le prix des travaux peuvent devoir être exécutées simultanément. Toutefois, la portée de l’exception peut être limitée selon les circonstances, par exemple si le prix des travaux impayé est très supérieur au coût des réparations et si l’exception semble servir à éviter l’exécution de l’obligation (cas 13 et 23).
  • Le délai de responsabilité pour les vices d’un bâtiment peut varier selon la nature du bien et la date de sa remise. Les cas examinés portent sur des délais de cinq ou dix ans à compter de la remise, pour les bâtiments notamment. L’entrepreneur peut ne pas être exonéré de sa responsabilité pour des vices qu’il connaissait mais n’a pas signalés, même si une clause limite sa responsabilité (Code civil, articles 671 et 672 (민법 제671조·제672조), cas 9 et 18).
  • Dans un contrat à prix forfaitaire, il est difficile de réclamer une augmentation du prix des travaux au seul motif que le coût réel des travaux ou des matériaux a dépassé les prévisions. La possibilité d’une augmentation doit être appréciée au regard du contrat (cas 15).
  • Les pénalités de retard dues en raison d’un retard dans les travaux doivent être examinées à la lumière des stipulations du contrat et des causes du retard. La pluie habituelle ou les difficultés d’approvisionnement en matériaux ne sont généralement pas considérées comme des motifs d’exonération. En revanche, les pénalités peuvent être limitées si le maître de l’ouvrage a imposé un délai d’exécution matériellement impossible ou un raccourcissement impliquant des travaux de mauvaise qualité (cas 12 et 20).
  • La possibilité pour le sous-traitant de réclamer directement le prix des travaux au maître de l’ouvrage dépend de la relation juridique concrète, notamment de l’existence d’un accord de paiement direct ou d’une cession de créance. Le seul fait que l’entrepreneur et le maître de l’ouvrage aient conclu un accord ne permet pas toujours une réclamation directe (cas 8 et 14).

Questions fréquentes

Q. Si le contrat est résolu en cours de chantier, puis-je être payé pour les travaux déjà réalisés ?

Si, au moment de la résolution du contrat, les travaux sont déjà bien avancés, il est possible de régler le prix correspondant aux travaux exécutés. Le taux d’avancement est calculé en tenant compte à la fois du coût des travaux déjà réalisés et du coût nécessaire pour achever les travaux restants.

Cas 1, Cas 22

Q. Je n’ai pas été payé pour les travaux : puis-je refuser de remettre les clés du bâtiment ?

Si l’entrepreneur détient le bâtiment et que sa créance au titre des travaux exécutés sur celui-ci est exigible, il peut invoquer un droit de rétention et refuser de le remettre. Il faut toutefois vérifier, entre autres, si la propriété du bâtiment revient au maître de l’ouvrage et si l’entrepreneur en a effectivement la possession.

Cas 2, Cas 10

Q. Si je bénéficie d’un droit de rétention, puis-je réclamer directement le prix des travaux à la personne qui a acheté le bâtiment aux enchères ?

D’après l’explication de la décision citée dans l’exemple, le titulaire du droit de rétention ne peut pas réclamer le paiement du prix des travaux à l’acquéreur du bâtiment lors de la vente aux enchères. Il peut toutefois refuser de remettre le bien retenu jusqu’au paiement de la créance garantie.

Cas 2

Q. Si des vices sont découverts, puis-je refuser de payer le prix des travaux ?

Le droit d’exiger la réparation des vices ou celui de réclamer des dommages-intérêts en remplacement de cette réparation peut être lié à l’obligation de payer le prix des travaux, les deux obligations devant alors être exécutées simultanément. Une exception peut éventuellement être invoquée même si les travaux correspondant à la partie affectée par les vices ont déjà été payés, mais sa portée peut être limitée en fonction notamment du coût des réparations et de l’objet de l’exception.

Cas 13, Cas 23

Q. Puis-je présenter une réclamation après l’expiration du délai de responsabilité pour les vices fixé dans le contrat ?

Le seul fait que le délai soit écoulé ne permet pas de conclure que toute réclamation est nécessairement impossible. Le délai de responsabilité pour les vices de l’ouvrage et son point de départ peuvent être en cause. En outre, l’entrepreneur peut ne pas être exonéré de sa responsabilité pour des faits qu’il connaissait mais n’a pas signalés, même si une clause limite sa responsabilité.

Cas 9, Cas 18, Cas 19

Q. Puis-je demander une augmentation du prix des travaux convenu en raison de la hausse du coût des matériaux et de la main-d’œuvre ?

Lorsque le prix des travaux est forfaitaire, il est difficile d’en demander l’augmentation au seul motif que les coûts réels ont augmenté. Il faut vérifier les stipulations du contrat, notamment celles relatives à l’ajustement du prix en cas de modification des plans ou d’évolution de la situation économique.

Cas 15, Cas 16

Q. Si j’accepte une demande de raccourcissement du délai des travaux mais que je termine en retard, dois-je payer des pénalités de retard ?

La réponse dépend du délai d’exécution convenu et des causes du retard. Si, à la demande unilatérale du maître de l’ouvrage, il était matériellement impossible d’achever les travaux dans le délai raccourci, ou si cette demande revenait à imposer des travaux de mauvaise qualité, la totalité des pénalités de retard calculées sur la base de ce délai pourrait ne pas être accordée.

Cas 20

Q. Le sous-traitant peut-il réclamer directement au maître de l’ouvrage le paiement des travaux ?

En principe, la personne à laquelle le sous-traitant peut réclamer le paiement dépend du contrat et des rapports de créance entre les parties. Une réclamation directe peut être possible si l’accord de paiement direct entre le maître de l’ouvrage, l’entrepreneur et le sous-traitant est interprété comme une cession de créance acceptée. Le paiement direct peut également relever du régime applicable au paiement des sommes dues au titre de la sous-traitance, mais son montant peut être limité.

Cas 4, Cas 8, Cas 14

Q. Si le contrat d’entreprise prend fin d’un commun accord, puis-je réclamer séparément des dommages-intérêts ?

En l’absence, au moment de la résolution amiable, d’une clause particulière relative aux dommages-intérêts ou d’une réserve du droit d’en réclamer, il est en principe difficile d’obtenir des dommages-intérêts pour inexécution du contrat. Il incombe à la partie qui l’invoque de prouver l’existence d’une telle clause ou réserve.

Cas 11, Cas 22

Textes applicables

  • Code civil, article 320, paragraphe 1 (민법 제320조 제1항)
  • Code civil, article 321 (민법 제321조)
  • Code civil, article 396 (민법 제396조)
  • Code civil, article 398, paragraphe 2 (민법 제398조 제2항)
  • Code civil, article 450 (민법 제450조)
  • Code civil, article 536 (민법 제536조)
  • Code civil, article 548, paragraphe 2 (민법 제548조 제2항)
  • Code civil, article 667 (민법 제667조)
  • Code civil, article 668 (민법 제668조)
  • Code civil, article 670 (민법 제670조)
  • Code civil, article 671 (민법 제671조)
  • Code civil, article 672 (민법 제672조)
  • Code civil, article 448 (민법 제448조)
  • Loi sur l’exécution civile, article 56, points 3° et 4° (민사집행법 제56조 제3호·제4호)
  • Loi sur l’exécution civile, article 91, paragraphe 5 (민사집행법 제91조 제5항)

Points de vigilance

  • Il faut distinguer les travaux inachevés de ceux dont la dernière étape prévue est terminée et auxquels seuls des vices subsistent. Cette distinction peut influer sur la possibilité de résoudre le contrat.
  • Le délai de responsabilité pour les vices dépend de l’objet concerné et de la date de sa remise. Dans un cas de conversion d’une location en vente, le délai a été calculé à partir de la remise initiale, et non de la date de conversion en vente.
  • La possession du bien est essentielle pour le droit de rétention. Si la possession a été transférée après la prise d’effet de la saisie résultant de la décision d’ouverture de la procédure de vente aux enchères, l’opposabilité du droit de rétention peut être contestée.
  • Il faut examiner précisément le contrat et les accords entre les parties concernant le paiement direct, la réserve du droit de réclamer des dommages-intérêts, la prolongation ou la réduction du délai d’exécution et le règlement de l’avance.

Articles liés

Cas sources

Ce guide a été rédigé par IA à partir des cas de consultation suivants de la Korea Legal Aid Corporation (en coréen).

  1. 공사진행 중 도급계약이 해제될 경우 공사대금 산정방법
  2. 공사대금채권에 기한 건물유치권자의 경락인에 대한 대항력
  3. 토지매수인이 자기비용으로 건축한 건물소유권을 매도인으로 한 경우
  4. 여러 차례의 단계적 도급에 있어서 직상수급인의 임금지급책임
  5. 하자보수보증금 중 실제 소요비용을 공제한 잔액의 반환 여부
  6. 수급인이 파산선고를 받은 경우 하자보수채권이 재단채권인지
  7. 제작물공급계약의 법적 성질 및 그에 따른 대금지급의무에 대한 소멸시효기간
  8. 도급인의 하수급인에 대한 공사대금 직접지급약정의 효력
  9. 수급인이 알고 고지하지 아니한 하자의 경우 담보책임
  10. 수급인이 공사대금확보 위해 신축건물에 유치권 행사 가능한지
  11. 손해배상액예정 없이 계약 합의해제할 경우 손해배상청구 가능한지
  12. 도급계약에서 지체상금의 면책사유
  13. 수급인 하자보수의무와 동시이행 할 도급인 공사대금 지급채무의 범위
  14. 하수급인의 하수급대금 직접지급과 선급금의 공제
  15. 사정변경을 이유로 도급공사대금을 증액하여 청구할 수 있는지
  16. 하도급거래 공정화에 관한 법률에 위반된 하도급약정의 사법상 효력
  17. 공동이행방식의 공동수급체(2)
  18. 분양전환과 하자보수청구권의 제척기간
  19. 하자보수에 갈음한 손해배상청구권 행사와 제척기간
  20. 공기 단축 요구에 따른 지체상금 부담 여부
  21. 하자보수보증금청구권과 하자담보추급권의 관계
  22. 자기의 비용과 재료로 건물을 신축한 수급인의 권리
  23. 하자확대손해로 인한 수급인의 손해배상채무와 도급인의 공사대금채무는 동시이행관계에 있는 것인지
  24. 민간공사 도급계약에서 수급인의 보증인이 계약해제에 따른 선급금 반환의무에 대하여도 보증책임을 지는지 여부
  25. 수급인의 하자담보책임청구의 경우 도급인 과실을 참작할 수 있는지

Ce guide est une information générale sur le droit coréen et non un conseil juridique personnalisé. Pour un cas précis, consultez un avocat ou la Korea Legal Aid Corporation (132 en Corée).